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SEPULTURA

DANTE XXI

Déjà 3 ans que l’assez peu inspiré « Roorback » est sorti. Cet album voyait le groupe brésilien revenir à quelque chose de plus brut de décoffrage, avec des titres efficaces mais également un certain manque d’âme assez peu habituel pour le groupe. Sur « Dante XXI », Sepultura continue dans une voix plus directe et agressive avec un album court (39 minutes) mais retrouve de l’inspiration et corrige ses erreurs. Tout d’abord, le groupe revient avec un thème, puisque ce « Dante XXI » est tout simplement un concept album basé sur le livre « La Divine Comedie » de Dante Alighieri. La galette se décompose en 3 parties : l’enfer, le purgatoire et le paradis. On retrouve naturellement sur la partie consacrée à l’enfer des titres plutôt agressifs avec des attaques terroristes dont Andreas Kisser et Igor Cavalera ont le secret avec des titres comme Convicted In Life ou bien encore False. Le guitariste sur cet album montre une nouvelle fois qu’il a un style unique doté d’un son inimitable. L’inventivité d’Andreas revient également sur cet album au niveau des mélodies. Igor Cavalera signe ici une prestation très convaincante avec son jeu mélangeant à la perfection thrash, hardcore et percussions. Sur la partie consacrée au Purgatoire, le groupe utilise davantage de nuances dans ses morceaux et cette partie se révèle être la plus consistante de l’album. Sepultura a fait appel avec le producteur André Moraes à des instruments classiques pour donner à l’album une dimension de musique de film avec des arrangements de cordes et d’instruments à vent comme en atteste Ostia et False par exemple. Toutefois, et certains le regretteront certainement, cet album comme son prédécesseur fait vraiment la part belle à l’agressivité du groupe, délaissant quelques peu les diverses expérimentations passées, parties acoustiques et percussives. Derrick Greene déplaira toujours à ses détracteurs mais est désormais largement partie intégrante du groupe, notamment au niveau du processus créatif puisqu’il est à l’origine du concept de cet album. L’album se finit par l’unique morceau représentant le paradis Still Flame, pièce instrumentale avec de très bons arrangements de violoncelles. En ce qui concerne le son de l’album, on peut toujours regretter que depuis l’ère Derrick Greene, le groupe ne bénéficie pas de budgets colossaux en la matière. Toutefois cet album fait à la maison, bien qu’ayant un son très brut, offre un son de batterie massif et agréable ainsi que beaucoup de chaleur sur les divers instruments. Peut être tout simplement la meilleure production dont le groupe a bénéficié depuis « Roots ». Au final un très bon album de Sepultura, qui ravira sans aucun doute ceux qui n’ont pas lâcher le groupe et qui réconciliera peut être les sceptiques de l’ère post-Max Cavalera avec les brésiliens.

NOTE : 15 / 20

Produit par :
Sepultura, Stanley Suarès, André Moraes
Mixé par :
Stanley Suarès
Line Up :
Andreas Kisser - guitare
Igor Cavalera - batterie
Derrick Greene - chant
Paulo Jr - basse
Tracklisting :
01. Lost (Intro)
02. Dark Wood of Error
03. Convicted in Life
04. City of Dis
05. False
06. Fighting On
07. Limbo (Intro)
08. Ostia
09. Buried Words
10. Nuclear Seven
11. Repeating the Horror
12. Eunoe (Intro)
13. Crown and Miter
14. Primium Mobile (intro)
15. Still Flame