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PAIN OF SALVATION

SCARSICK

Certains devaient l’attendre depuis longtemps, voici enfin la suite du classique « The Perfect Element ». Les rumeurs planaient depuis un moment, mais le groupe a levé récemment le voile sur « Scarsick » en révélant qu’il est la suite de « The Perfect Element Part1 ». Un album forcement attendu au tournant du coup. Au niveau de l’histoire, Pain Of Salvation nous montre l’évolution d’un personnage écoeuré par le monde qui nous entoure et qui en vient à mettre fin à ses jours, préférant la mort au fait de continuer à vivre dans ce monde superficiel et mercantile. L’album se divise en 2 parties très distinctes, assez désunies musicalement parlant. La première partie montre un Pain Of Salvation en pleine expérimentation. En effet les influences du groupe vont dans tous les sens sur la première moitié du disque. Les 2 premiers titres Scarsick et Spitfall sont clairement influencés par le hip hop tout en présentant un visage metal très agressif. 2 titres qui ne manqueront pas de surprendre l’auditeur d’entrée. Mais ce n’est pas tout. Le groupe nous sort une bizarrerie nommée America à mi chemin entre de l’emocore et de la comédie musicale. Le clou de cette première partie est le morceau Disco Queen qui comme son nom l’indique présente une couleur très disco, tout en étant un morceau assez long et progressif. Dans tous les cas suscités, le groupe s’en sort avec brio, excepté peut être sur le phrasé rappé de Gildenlow, un poil poussif à la manière d’un P.Diddy, sur les 2 premiers titres. On passe ensuite à la seconde partie de l’album, bien plus conventionnelle mais probablement plus réussie. Cette partie commence et finit par 2 petites perles avec Kingdom Of Loss et Enter Rain. Titres qui rendent justice à la beauté des arrangements pratiqués par le groupe suédois. Entre ces 2 petits bijoux viennent s’insérer des titres sombres et agressifs avec Idiocracy et Mrs Modern Mother Mary par exemple. Au final cet album est une réussite, qui demandera son petit temps d’adaptation mais finira par satisfaire les fans du groupe. Bien plus digeste que « Be », Pain Of Salvation renoue ici avec ce qui a fait son succès, tout en explorant des territoires complètement nouveaux. On regrettera cependant ce manque d’unité sur la première partie de l’album.

NOTE : 15 / 20

Produit par :
Pain Of Salvation
Line Up :
Daniel Gildenlow - chant, guitare, basse, banjo, samples
Johan Hallgren - guitare
Fredrik Hermansson - claviers, samples
Johan Langell - batterie
Tracklisting :
01-Scarsick
02-Spitfall
03-Cribcaged
04-America
05-Disco Queen
06-Kingdom Of Loss
07-Mrs Modern Mother Mary
08-Idiocracy
09-Flame To The Moth
10-Enter Rain