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JOUR 2 - 09 Juin 2007

Donington Park

La journée du samedi commence tôt car il est impossible de manquer le retour de Vinnie Paul à 11h45 sur la scène principale avec son nouveau groupe HellYeah. Seule date européenne du quintet pour le moment, ce concert de HellYeah ne confirmera malheureusement pas totalement les espoirs que certains peuvent mettre dans le groupe mais l’émotion est bien au rendez vous. Tout d’abord avec la présence de Rita, la veuve de Dimebag Darrell, qui filme le show sur le côté de la scène mais surtout avec l’arrivé de Vinnie Paul derrière les fûts et acclamé comme il se doit. Le groupe commence sa prestation par un enchaînement de titres catchy avec HellYeah, Matter Of Time et Goddamn. La guitare de Tom Maxwell est difficilement audible en début de set et celle de Greg Tribbett est au contraire bien trop forte. Outre le statisme du groupe, on reprochera également à Chad Gray d’être dans une faible forme vocale. Le meilleur moment du concert est la reprise de Queen Stone Cold Crazy, rebaptisé pour l’occasion Stone Cold Wasted et qui subira une relecture particulièrement entraînante et puissante de la part du groupe texan. La guitare acoustique de Tribbett est mal accordé lorsque vient le moment d’attaquer Alcohaulin’Ass ce qui fera perdre un temps précieux au groupe. Après ces quelques soucis, Tribbett opte finalement pour reprendre sa guitare électrique et le groupe peut interpréter cette ballade festive et de circonstance en festival. La performance en demi teinte du groupe s’achève sur le single You Wouldn’t Know et malgré la satisfaction de revoir Vinnie Paul fouler une scène, on ne peut s’empêcher d’être frustré de le voir évoluer dans ce groupe. Toutefois tenons compte de l’horaire peu évident et espérons que les concerts futurs du groupe en Europe rectifieront le tir.

Setlist HellYeah :
01-HellYeah
02-Matter Of Time
03-Goddamn
04-Stone Cold Crazy (Queen cover)
05-Alcohaulin'Ass
06-You Wouldn't Know

On repart pour la Dimebag Darrell Stage où les américains de Bloodsimple se doivent de redresser la barre après un concert très moyen donné ici même l’année dernière sur la scène principale. Disons le d’entrée, Bloodsimple livrera une prestation aucunement comparable à celle de l’an dernier. Peut être est ce parce que la seconde scène leur ai plus approprié, mais la fougue et l’envie déployée par le groupe est tout simplement impressionnante. Bloodsimple pioche dans son premier album avec des cartouches assassines telles que Straighthate en ouverture, What If I Lost It, Blood In Blood Out et Path To Prevail en clôture mais dévoile aussi quelques morceaux de son prochain album « Red Harvest ». Ces nouveaux titres sont pour le moins prometteurs et ravageurs en concert. D’influence hardcore et sur un tempo endiablé, le groupe nous livre ici un aperçu alléchant de « Red Harvest ». Tim Williams crache littéralement ses tripes tandis que le bassiste Kyle Sanders occupe avec beaucoup de charisme la scène. Cette prestation de Bloodsimple est tout simplement une des bonnes surprises du festival et le groupe devrait franchir un palier avec la sortie de son second album à la rentrée.

Changement de style radical avec les anglais d’Anathema qui à l’image de Porcupine Tree la veille ou Dream Theater le lendemain dénotent totalement du reste de l’affiche. Mais la formation de Liverpool compte tout de même son lot d’inconditionnels et va livrer une prestation aussi merveilleuse que magique pendant la petite demi heure qui lui est allouée. Tout d’abord, fait rarissime sur le festival, saluons le son excellent dont bénéficie Anathema. Le groupe évidemment content d’être là, ce concert étant comme un symbole de la renaissance prochaine du groupe, les visages sur scène sont illuminés et le groupe affiche une motivation et une passion des grandes occasions. Dès l’entame sur Fragile Dreams, Danny Cavanagh grimpe carrément sur la barrière de sécurité et semble transcendé durant tout le set des anglais. Pas de nouveaux morceaux à signaler aujourd’hui mais Vincent Cavanagh, dans une forme vocale olympique, annonce que l’enregistrement du nouvel opus du groupe débutera cet été. Ce dernier s’exclame : voici la voix que vous n’entendrez nulle part ailleurs sur ce festival. Lee Douglas arrive sur scène et le groupe nous offre une version poignante et sublime de A Natural Disaster où la voix de la chanteuse fait frissonner de bonheur la seconde scène. Le groupe se retire en beauté sur sa reprise très réussie de Hurt de Johnny Cash et l’on reste frustré de ne pas en avoir plus. Anathema s’offre peut être le plus gros concert de son histoire et répond présent au rendez vous en faisant de cette prestation quelque chose d’historique dans sa carrière.

Setlist Anathema :
01-Fragile Dreams
02-Closer
03-A Natural Disaster
04-Judgement/Panic
05-Hurt (Nine Inch Nails cover)

On revient ensuite sur la scène principale avec un groupe attendu de pied ferme par bon nombre de festivaliers. Fort du succès écrasant de son dernier album « The Blackening », Machine Head remplit le circuit de Donington pratiquement de la même façon qu’une tête d’affiche. Robb Flynn et les siens sont heureux d’être là et nous infligent d’entrée la pièce maîtresse de leur nouvel album Clenching The Fists Of Dissent, dont la partie « fight » sera reprise à points et gorges déployés par plus de 50 000 personnes. Impressionnant ! Le groupe enfonce le clou en enchaînant sur Imperium et Take My Scars. Flynn en profite pour déclarer sa gratitude au public d’être toujours au rendez vous pour la 3 ème apparition du groupe ici à Donington, malgré une première prestation raté en 1995 à cause du batteur de l’époque. Après cette petite pique, Flynn rend hommage à Dimebag Darrell avec un long discours émouvant et fustige les auteurs de l’article « Aesthetics Of Hate » en interprétant avec rage le titre du même nom. Les albums « The Burning Red » et « Supercharger » sont écartés du set et le groupe se concentre donc sur ses classiques comme en atteste Old mais aussi sur des titres moins connus du nouvel album avec Halo. Malgré quelques petits pains ici et là, surtout de la part de Flynn, les duels de solos du dernier album sont bien exécutés par la paire Flynn/Demmel tandis que quelques harmonies vocales Flynn/Duce sonnent quant à elles un peu faux. Mais qu’importe, Machine Head est en état de grâce aujourd’hui, porté par une foule immense, et écrase tout sur son passage avec en final un Davadian énorme. Robb Flynn en a presque la larme à l’œil, Machine Head vient de livrer une performance culte dans sa carrière et immortalise le tout avec une petite photo souvenir.

Setlist Machine Head :
01-Clenching The Fists Of Dissent
02-Imperium
03-Take My Scars
04-Aesthetics Of Hate
05-Old
06-Halo
07-Davidian

Suivent ensuite les vieux briscards de Slayer. Le groupe est un habitué des festivals et ne livre plus de surprises depuis longtemps. Il n’empêche que Slayer demeure néanmoins toujours un des groupes favoris des festivaliers et que le groupe ne faillira pas à sa réputation aujourd’hui, bien au contraire. Au niveau des bonnes nouvelles, nous sommes conforntés à un Tom Araya rajeuni de 10 ans, le fait qu’il se soit rasé son imposante barbe n’y est pas étranger mais c’est surtout vocalement que le chanteur/bassiste retrouve toutes sensations. Vu les prestations médiocres auxquelles il nous avait habitué ses derniers temps, nous ne pouvons que nous en réjouir. Kerry King et Jeff Hanneman sont fidèles à eux même tandis que Lombardo étale sa superbe à la batterie tout en s’amusant à quelques roulements improvisés ici et là. Le groupe fait toujours la part belle à son dernier album « Christ Illusion » en interprétant Jihad, Cult, Supremist et Eyes Of The Insane. On retrouve avec surprise le titre Bloodline dans le set mais à part ça c’est bien sur de classiques que Slayer nous gave avec entre autres South Of Heaven, War Ensemble, Dead Skin Mask ou bien encore Raining Blood en clôture. Oui vous ne rêvez pas, Slayer n’a pas terminé son concert par Angel Of Death sans doute car le groupe a dépassé le temps qui lui était imparti.

Setlist Slayer :
01-South Of Heaven
02-War Ensemble
03-Jihad
04-Cult
05-Disciple
06-Bloodline
07-Mandatory Suicide
08-Season In The Abyss
09-Supremist
10-Eyes Of The Insane
11-Dead Skin Mask
12-Raining Blood

Changement de registre avec la venue de la superstar Marilyn Manson en promotion de son nouvel album « Eat Me, Drink Me ». Le line up a subi quelques changements avec le passage de Tim Skold de la basse à la guitare, le remplacement de Madonna Wayne Gacy aux claviers par l’ex batteur de Nine Inch Nails Chris Vrena ainsi que l’intégration du peu charismatique Rob Holliday à la basse. De ce line up, seul Ginger Fish accompagne Manson depuis les débuts. Le chanteur à l’allure d’ange déchu débarque sur scène sous l’hystérie générale, équipé d’un micro en forme de grand couteau de cuisine sur If I Was Your Vampire. Si les nouveaux titres ne sont pas convaincants, au moins ils semblent être vécus par leur chanteur qui met de l’émotion à l’ouvrage contrairement aux titres médiocres d’ « Hollywood » ainsi que les classiques d’ « Antichrist Superstar » comme en atteste cette version sans âme de Irresponsable Hate Anthem. C’est donc comme souvent un concert un peu plat que nous livre Manson et sa bande, malgré quelques bons moments comme les titres de « Mechanical Animals », qui semblent transcender l’icône et le font même tomber dans une sorte de débauche sur l’excellent Great Big White World pendant lequel Manson n’arrête pas de se vautrer par terre. Manson est en totale symbiose avec sa nouvelle égérie Tim Skold, qu’il n’arrête pas d’enlacer pendant la prestation, et nous offre un concert irrégulier, loin d’être mauvais mais manquant souvent d’authenticité.

Setlist Marilyn Manson :
01-If I Was Your Vampire
02-Disposable Teens
03-You & Me & The Devil Makes 3
04-Irresponsible Hate Anthem
05-Mobscene
06-Sweet Dreams (Eurythmics cover)
07-Putting Holes In Happiness
08-Just A Car Crash Away
09-Rock Is Dead
10-Heart-Shaped Glasses
11-Tainted Love (Soft Cell cover)
12-The Dope Show
13-Great Big White World
14-The Fight Song
15-Beautiful People

De l’ambiance moribonde de Marilyn Manson, on passe à la folie pure de Motley Crue sous une seconde scène remplit à bloc. Si vous cherchez la définition la plus pure des mots amusement et divertissement, ne cherchez pas plus loin c’est de Motley Crue qu’il s’agit. Le groupe débarque sur le tube Dr Feelgood équipé d’un son massif comme en atteste la puissance de la grosse caisse et de la caisse claire de Tommy Lee. En réalité, le set n’est composé que de hits que le public va chanter avec conviction du début à la fin ! Vince Neil est en voix et affiche une forme bondissante, tandis que Nikki Sixx remplit avec charisme la scène. Mick Mars ressemble toujours à un croque mort à peine vivant, en total décalage avec ses 3 compères, mais assure néanmoins une prestation impeccable. Sixx prend un bain de foule sur Looks That Kill et dans la finesse qui le caractérise déclare au public avant d’entamer un Live Wire rageur : on dirait que les groupies font des progrès en Angleterre. En coulisse il y a 2 super gonzesses, en fait elles sont frangines et elles me sucent toutes les 2 la bite. Donc tout va bien ! Sacré Nikki ! Tommy Lee, qui apparemment aimerait être le frontman du groupe, ne tarde pas à se faire remarquer non plus en faisant scander au public des : « If I say Motley, you say Crue, you say crue ! ». Le batteur finit même par être lourdingue en ne cessant de parler entre les morceaux pour ne rien dire. Home Sweet Home voit le public participer de façon impressionnante avant qu’une roadie en string apporte une guitare à Vince Neil en lui roulant quelques pelles au passage, tandis que ce dernier lui pelote allègrement le postérieur. Amusant également de constater ce renouvellement de génération aux niveau des fans du groupe. Les filles montrent toujours leurs seins, mais elles semblent être nées au moment où le groupe cartonnait dans les années 80. Avant Louder Than Hell, Tommy Lee fait tourner une bouteille de Jagermeister au public tandis que Sixx reprend un nouveau bain de foule sur Primal Scream. La fin du concert est dantesque avec tout d’abord un Girls, Girls, Girls sur lequel Neil fait simuler au public le mouvement de l’accélérateur d’une moto avec le point et Anarchy In The UK reçoit l’accueil que vous imaginez en Angleterre. Après un solo de guitare de Mick Mars, le groupe clôt la grande fiesta sur le tonitruant Kickstart My Heart. Un concert énorme, sans aucun doute un des meilleurs du festival. Motley Crue ne se prend pas la tête et a pour unique mission de procurer un maximum de plaisir au public dans une ambiance aussi torride qu’énergique.

Setlist Motley Crue :
01-Dr Feelgood
02-Shout At The Devil
03-Wild Side
04-Looks That Kill
05-Live Wire
06-Same Ol' Situation
07-Home Sweet Home
08-Don't Go Away Mad (Just Go Away)
09-Louder Than Hell
10-Sick Love Song
11-Primal Scream
12-Girls, Girls, Girls
13-Anarvhy In The UK (Sex Pistols cover)
14-Mick Mars Solo
15-Kickstart My Heart

JOUR 1 - 08 Juin 2007

JOUR 3 - 10 Juin 2007