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DOWNLOAD FESTIVAL 2007

JOUR 3 - 10 Juin 2007

Donington Park

Cette dernière journée de festival commence par une brume qui vient rafraîchir l’atmosphère mais aussi par le set de Chimaira sur la scène principale à l’heure du repas. On aurait pu croire que le groupe allait privilégier son nouvel opus « Resurrection » mais finalement la formation de Cleveland opte pour set équilibré en laissant un avantage à « The Impossibility Of Reason ». Après un début de concert un poil mollasson sur Nothing Remains et Resurrection, le groupe semble se réveiller avec Power Trip et la prestation du groupe commence à décoller. Bizarrement le second extrait choisi pour représenter le nouvel album est Needles, qui malgré ses qualités n’a pas vraiment sa place dans un set de 35 minutes. On apprécie le retour de Severed dans le set et on peut remarquer que Chris Spicuzza devient presque un second chanteur, en quittant son pupitre pour aller au devant de la scène épauler Mark Hunter. Ce concert passable mais sans rien d’exceptionnel se termine en trombe sur l’imparable Pure Hatred dont le refrain est repris en chœur par le public. Peut mieux faire !

Setlist Chimaira :
01-Nothing Remains
02-Resurrection
03-Power Trip
04-Needles
05-Severed
06-The Dehumanizing Process
07-Pure Hatred

Pendant que Devildriver s’apprête à battre le record du plus gros circle-pit jamais réalisé sur la Dimebag Darrell Stage, les pirates de Mastodon s’emparent quant à eux de la scène principale. Contrairement au set pratiqué en ouverture de Tool l’hiver dernier, Mastodon livre aujourd’hui un concert plus équilibré entre ses 2 derniers albums. Le groupe est en forme et nous gratifie d’une prestation très punchy. L’entrée du groupe sur Iron Tusk et March Of The Fire Ants balance un gros coup de marteau sur la tête du public. On est bien sur impressionné par l’excellent jeu de batterie de Brann Dailor qui se révèle particulièrement génial sur les nouvelles compositions. Il est bon également de constater l’aisance et le charisme en perpétuelle évolution des compères Troy Sanders et Brent Hinds qui semblent prendre littéralement leur pied. Brent crache ses tripes tandis que Troy fait des progrès constants sur son chant. En milieu de set, Mastodon enchaîne les très bons titres de « Blood Mountain » avec Circle Of The Cysquatch, The Wolf Is Loose, Crystal Skull et The Colony Of Birchmen. Pour pinailler on regrettera l’absence de Capillarian Crest ou bien encore de The Sleeping Giant. La prestation du groupe se termine par les tubes de « Leviathan » que sont Megalodon et Blood & Thunder. Le rendez vous est réussie pour Mastodon qui malgré son style atypique s’attire les faveurs du large public de la scène principale et s’impose décidemment non plus comme une valeur montante mais comme une valeur sure.

Setlist Mastodon :
01-Iron Tusk
02-March Of The Fire Ants
03-Circle Of The Cysquatch
04-Aqua Dementia
05-The Wolf Is Loose
06-Crystal Skull
07-The Colony Of Birchmen
08-Megalodon
09-Blood & Thunder

C’est ensuite au tour des américains de Lamb Of God de prendre possession de la scène. Le groupe commence à jouir ici en Angleterre de la même notoriété qu’aux Etats-Unis et c’est donc logiquement que le groupe est très attendu. Le set du groupe est à peu de choses près le même que celui qu’il jouait lors du Unholly Alliance pendant l’automne dernier. On retrouve donc une multitude de titres issus de « Sacrement » ainsi que quelques extraits de « Ashes Of The Wake ». Si Randy Blythe est un très bon frontman, on reprochera cela dit à ce dernier de manquer singulièrement de voix aujourd’hui. Mark Morton, Willie Adler et John Campbell se montrent quant à eux beaucoup moins statiques que lors de leur passage parisien en novembre dernier. Fait étonnant pour un concert en festival, Lamb Of God utilise plusieurs backdrops sur scène qui changent selon les morceaux. Le groupe est diablement en place et orchestré de main de maître par le jeu consistant de son batteur Chris Adler. La prestation du groupe commence vraiment à décoller sur Walk With Me In Hell que Blythe dédicace à ses roadies. Le titre qui recueille sans aucun doute le plus les faveurs du public est Now You've Got Something To Die For et la prestation des américains s’achèvent sur un Redneck adressé amicalement à Mastodon et Bloodsimple suivi de près par le traditionnel Black Label, dernière chance pour les fans les plus agités du groupe de s’adonner à diverses cirlce pit tout au long de la pelouse.

Setlist Lamb Of God :
01-Laid To Rest
02-Again We Rise
03-Walk With Me In Hell
04-Pathetic
05-Now You've Got Something To Die For
06-Blackened The Cursed Sun
07-Redneck
08-Black Label

Stone Sour a connu une belle année en promotion de son dernier album « Come (What)ever May », un cycle qui avait d’ailleurs commencé par un concert ici même l’année dernière. Depuis ce concert, le groupe a fait beaucoup de chemin et nous apparaît encore plus décontracté et heureux que jamais, à l’image de son frontman Corey Taylor. Le chanteur est vraiment à l’aise dans ses pompes et sait décidemment y faire pour tenir une foule immense dans sa main. L’année dernière, l’album n’était pas encore sorti et Stone Sour avait donné un set équilibré entre ses 2 albums. Aujourd’hui les choses sont différentes avec un concert totalement ou presque orienté sur le second album du groupe, à l’exception d’un Monolith qui refait surface et du malheureusement incontournable Get Inside. Corey fait chanter tout le public pour introduire Your God, mais ce n’est rien en comparaison de la participation sur Through Glass. Dans son aisance totale, le groupe joue du coup avec encore plus de précision qu’avant et le batteur aussi visuel que fantasque Roy Mayorga en met plein la vue au public. Avec une interprétation impeccable, un Corey Taylor au meilleur de sa forme et une joie de vivre communicative, Stone Sour nous offre un très bon concert et arrive même à nous faire oublier le côté un peu générique de ses morceaux. Du grand art ! Corey Taylor quitte la scène sur un gros : Fuck George W.Bush ! Le message est passé.

Setlist Stone Sour :
01-30/30-150
02-Come What(ever) May
03-Made Of Scars
04-Reborn
05-Your God
06-Monolith
07-Through Glass
08-Blotter
09-Hell & Consequences
10-Get Inside

C’est ensuite au tour des rigolos de Killswitch Engage de fouler la scène pour un concert justement moins amusant que d’habitude. Une raison à cela : l’absence du clown de service Adam Dutkiewicz encore convalescent suite à un problème de dos. Pat Lachman (The Mercy Clinic, ex-Damageplan, ex-Halford, ex-Diesel Machine) le remplace à la guitare et aux chœurs avec brio, en affichant beaucoup d’envie et de charisme, mais forcement personne ne peut vraiment faire oublier Adam dans Killswitch Engage. Howard Jones se charge donc d’assurer le show et communique de façon persistante avec le public. « As Daylight Dies » n’est pas un album très convainquant et c’est d’ailleurs peut être pour cela que le groupe ne mise pas plus que ça sur son dernier opus mais au contraire lui privilégie son très bon prédécesseur « The End Of Heartache ». Les anciens titres de Killswitch Engage commencent à être des classiques et il n’est donc pas étonnant de voir le public très enthousiaste à l’écoute de Life To Lifeless, Rose Of Sharyn ou bien encore Fixation Of The Darkness. Même pas la peine de parler de l’adhésion que les titres The End Of Heartache et My Last Serenade reçoivent tant ils sont portés par le public, si bien qu’Howard n’a même plus besoin de chanter par moment. Au rayon des surprises, le groupe interprète le titre This Fire Burns, extrait d’une compil de catch, mais aussi l’excellente reprise du Holy Diver de Dio. Un concert un peu bizarre de la part du groupe, mais assez intéressant par sa setlist. On espère tout de même revoir Killswitch Engage au complet la prochaine fois.

Setlist Killswitch Engage :
01-As Daylight Dies
02-Take This Oath
03-Life To Lifeless
04-My Curse
05-This Fire Burns
06-Unbroken
07-Rose Of Sharyn
08-Fixation Of The Darkness
09-A Bid Farewell
10-Holy Diver (Dio cover)
11-The End Of Heartache
12-Last Serenade

Retour sur la Dimebag Darrell Stage où les prog-metalleux de Dream Theater sont coincés entre Dimmu Borgir et Billy Talent. Nombre de gens sont venus assistés à la prestation de Portnoy et co. Parmi eux des fans bien sur, mais aussi des curieux avides d’assister à l’étalage de la technique de la formation new-yorkaise. Comme on pouvait s’en douter, c’est une setlist très metal que le groupe nous a préparé aujourd’hui, afin d’honorer ces courtes 50 minutes que le groupe dépassera largement. Dream Theater se concentre aujourd’hui sur ses 3 derniers albums en commençant par As I Am et Panic Attack et en poursuivant par les 2 extraits les plus accrocheurs de « Systematic Chaos » avec Constant Motion et The Dark Eternal Night. Le son est massif, mais peut être un peu trop fort. Mike Portnoy est évidemment ultra motivé de jouer sur ce festival légendaire et cogne ses fûts avec force et conviction. James Labrie, impeccable vocalement tout du long, y met du sien également en hurlant davantage certaines de ses vocalises. Lorsque le groupe achève Endless Sacrifice, dont la partie instrumentale met à genoux l’assistance, le groupe a déjà quasiment écoulé ses 50 minutes de set. Mais peu importe, ni vue ni connu, Dream Theater embraye sur son classique Pull Me Under joué pour le coup dans une version inédite au tempo surboosté afin de ne pas trop déborder. On s’accroche aux accélérations vertigineuses de Portnoy qui emmènent tout le groupe dans son sillage et l’on est content d’assister à un concert spécial du groupe, même si malgré tout il est bien difficile d’apprécier Dream Theater à sa juste valeur dans un laps de temps si réduit et avec une représentation très monolithique de sa musique.

Setlist Dream Theater :
01-As I Am
02-Panic Attack
03-Constant Motion
04-The Dark Eternal Night
05-Endless Sacrifice
06-Pull Me Under

Pour finir le festival en beauté, rien de tel qu’un groupe britannique qui a connu certaines de ses grandes heures à Donington. J’ai nommé bien sur Iron Maiden. Pour cet été 2007, le groupe a décidé de célébrer à la fois le succès de son dernier album « A Matter Of Life And Death » mais aussi les 25 ans du classique « Number Of The Beast ». Après les traditionnels combats de bouteille auxquels on n’échappe jamais à Donington, Iron Maiden arrive à grande pompe sur Different World. L’affluence impressionnante exulte, la fête peut commencer. Si il avait été discret sur l’incident de l’Ozzfest 2005 jusque là ; Bruce Dickinson, qui se sent ici chez lui, en profite pour adresser une petite pique à Sharon Osbourne avant d’entamer These Colours Don’t Run. Après un Wrathchild des familles, pendant lequel Dickinson se vautre lamentablement sur un des retours, Maiden nous livre The Trooper. Dickinson agite son drapeau à l’unisson avec les différentes nationalités présentes sur le festival dont certaines sont également équipées d’un drapeau à leurs couleurs. Adrian Smith prend une guitare double manche, Dickinson annonce un titre spécial pour lui car étant un des premiers qui l’a joué avec le groupe, et le groupe nous livre un de ses classiques trop longtemps oubliés avec Children Of The Damned. Retour sur « A Matter Of Life And Death » avec ses meilleurs titres The Reincarnation Of Benjamin Breeg et For The Greater Good Of God, déjà reçus comme des classiques. Le chanteur multicasquette nous apprend que le concert de ce soir est filmé pour un prochain DVD (ndlr : encore !!!) et amorcera de façon inhabituelle The Number Of The Beast, en comptant lui-même l’intro du morceau à la place de la bande habituelle. La folie atteint son paroxysme dans le public et histoire de ne pas relâcher la pression, Maiden enchaîne avec Fear Of The Dark qui nous fait inlassablement pensé à la version culte enregistrée sur le « Live At Donington 1992 ». Les « scream for me Donington » ont également un parfum culte et le groupe se retire comme d’habitude sur Iron Maiden où nous avons droit à l’excellent Eddie sortant de son tank, comme sur la dernière tournée du groupe. Signalons d’ailleurs qu’à l’image d’Eddie, le décor utilisé est exactement le même que pour la tournée « A Matter Of Life And Death » excepté le diable qui apparaît sur The number Of The Beast. Et comme lors de la dernière tournée, Dickinson nous refait le coup du teaser de la prochaine tournée rétrospective « Powerslave » en annonçant un retour du groupe quelque part dans un champ en Angleterre en 2008, car il faut un certain temps pour construire une pyramide. 2 Minutes To Midnightsuit évidemment dans l’hystérie générale. Eddie vient taquiner Janick Gers sur The Evil That Men Do et la bande à Steve Harris finit avec classe par Hallowed Be Thy Name, pour en fait nous livrer un rappel identique à celui de la dernière tournée. Vous l’aurez compris, cette tournée estivale d’Iron Maiden ressemble à 2 gouttes d’eux à celle de l’automne 2006, excepté que 5 anciens titres prennent la place de 5 titres de « A Matter Of Life And Death ». Mais qu’importe car ici à Donington, un concert d’Iron Maiden prend tout de suite des allures d’évènement, surtout lorsqu’il est immortalisé en DVD. Une bien belle manière de clôturer une édition 2007 réussie en tout point.

Setlist Iron Maiden :
01-Different World
02-These Colours Don't Run
03-Brighter Than A Thousand Suns
04-Wrathchild
05-The Trooper
06-Children Of The Damned
07-The Reincarnation Of Benjamin Breeg
08-For The Greater Good Of God
09-The Number Of The Beast
10-Fear Of The Dark
11-Run To The Hills
12-Iron Maiden
Encore :
13-2 Minutes To Midnight
14-The Evil That Men Do
15-Hallowed Be Thy Name

JOUR 1 - 08 Juin 2007

JOUR 2 - 09 Juin2007