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DREAM THEATER

13 Octobre 2005

Lille - Aeronef

Tout juste une semaine après avoir mis tout le monde d’accord au Zénith de Paris, Dream Theater revient en France mais cette fois à Lille. Tout d’abord, saluons la bonne initiative du groupe, ou plutôt de Mike Portnoy pour avoir donné un set presque totalement différent de celui de Paris (seul 4 titres en commun), sûrement conscient du fait que beaucoup de parisiens feraient le déplacement sur cette date nordique. La France aura eu donc droit sur cette tournée à l’interprétation de tous les titres excepté In The Name Of God et évidemment de l’intégralité de « Dark Side Of The Moon » de Pink Floyd joué jusque là uniquement à Amsterdam et bientôt à Londres.
Fait agréable de ce concert, la possibilité de (re)voir le groupe jouer dans une salle à dimension plus humaine. L’Aéronef est une salle relativement petite, doté de ce fait d’une très bonne proximité avec le groupe renforcée par une parfaite visibilité. De plus il est évidemment plus facile de sonoriser ce genre de salle et le son par rapport à celui du Zénith de Paris est en toute logique bien meilleur. On entend même distinctement tout ce que peux faire John Myung à la basse, c’est dire. Vous ajoutez à cela un public chaud comme la braise, qui donnera à ce concert une ambiance digne d’un concert d’Iron Maiden et vous obtenez ce qui semble être un meilleur concert que celui de Paris, sur l’aspect extra musical du moins.
Les 2 sets étant différents, inutile de les comparer, cela dépend surtout des goûts de chacun, toutefois signalons que le concert de Paris était plus long. Au niveau de l’interprétation de chaque membre, John Myung semble toujours à l’image du concert de Paris, plus jovial sur cette tournée, Mike Portnoy se tiendra beaucoup plus au niveau des lancées de baguettes ratés, John Petrucci restera égal à lui-même, c'est-à-dire impeccable à part peut être un petit pain sur le solo de These Walls. Jordan Rudess rencontrera certains problème avec son continuum sur Just Let Me Breathe par exemple mais assurera une nouvelle fois une sacrée prestation et prend définitivement de plus en plus de place au sein du groupe sur cette tournée avec tous ses nouveaux accessoires.

James Labrie avait été très bon à Paris, mais il sera encore meilleur ce soir à Lille, passant sans problème la partie hurlé d’Octavarium, et surtout en haranguant plus la foule, à l’image de sa tournée solo, James semble être plus à l’aise dans ce format de salle et remplit tout simplement mieux la scène.Le set commence donc sans surprise par The Root Of All Evil, enchaîné par la furieuse Panick Attack qui alterne entre riffs surpuissants et mélodies accrocheuses avec des jolis chœurs de John Petrucci. C’est désormais une habitude, le groupe remonte le temps et joue son tout premier titre Another Won, davantage un clin d’œil aux die hard fans, tout comme l’est A Fortune In Lies.

Pour l’album « Images And Words », c’est le fédérateur Pull Me Under qui sera joué, à une place dans le set pour le moins assez inhabituelle. Ce morceau recueille toujours largement les faveurs du public qui mangera littéralement dans la main de James Labrie. Ce dernier en profitera pour déclencher ci et là des olas dans le public qui s’exécute avec passion. C’est ensuite un enchaînement toujours très heavy que le groupe nous propose à l’image de ce début de set avec tout d’abord Caught In A Web dans sa version récente (comprendre fidèle à la version jouée en 2004) et qui se terminera par un court interlude de continuum de Jordan Rudess avec quelques petits problèmes techniques.
Problèmes qui persisteront sur le début du titre suivant Just Let Me Breathe, sur lequel Jordan Rudess s’amuse à changer certaines parties dont le solo. Mike Portnoy s’amuse aussi avec ses chœurs à la Austin Power « Yeah Baby Yeah ».Après Home à Paris, c’est la scène 3 de « Scenes From A Memory » qui sera jouée, à savoir : Through My Words/Fatal Tragedy. S’en suit la fin du deuxième disque de « 6 Degrees Of Innert Turbulence » avec donc About To Crash (reprise) et Losing Time/Grand Finale. Ces extraits jouissifs des albums « Scenes From A Memory » et « 6 Degrees Of Inner Turbulence » sonnent de façon un poil étrange lorsqu’ils sont extraits du reste de leur œuvre à laquelle ils sont totalement liés. Mais c’est bien le seul moyen de pouvoir encore entendre ces morceaux aujourd’hui.
Un premier set principalement rentre dedans mais qui finira joliment de façon épique. Après ce qui est devenu une tradition sur cette tournée, à savoir la pertinente reprise acoustique de A Mind Beside Itself par Pipo & Elo, 2 fans (présents aux 2 concerts français), le second set peut commencer. On revient donc vers le caractère très lourd du premier set avec une entame consacré au mitigé « Train Of Thought » qui débutera sur As I Am qui bénéficiera du détournement de paroles « Eat My Ass And Balls ». Endless Sacrifice suit ensuite et met toujours autant à genou sur sa partie instrumentale intense dont l’interlude clavier sera d’ailleurs complètement modifié par Jordan Rudess. Le groupe ferme donc son voyage à travers le temps et revient sur le présent avec These Walls qui réussira admirablement le test de la scène.
Amusant de constater que la setlist 2004 du groupe proposait beaucoup de morceaux mélodiques après un album résolument agressif et que cette tournée 2005 après un album plus progressif, mélodique et varié offre quant à elle une majorité de titres rentre dedans.Comme dans le premier set et comme sur toutes les dates de cette tournée, sans compter les 2 dates spéciales où est joué à la place « Dark Side Of The Moon » de Pink Floyd en intégralité, on revient sur le côté le plus progressif du groupe avec l’enchaînement des 2 perles de son dernier album : Sacrified Sons et Octavarium. Jordan Rudess peut donc se lâcher avec son nouveau jouet, le continuum, mais également sur sa lap steel guitar et sur son moogs. Après une interprétation parfaite à tous les niveaux de sa nouvelle pièce épique d’hors et déjà accueillie comme un classique, le groupe se retire.
Au final, il revient pour la première interprétation intégrale de la tournée de Metropolis Pt.1, où évidemment le public devient fou sur le passage instrumental qui ne l’est pas moins.concert est un parfait complément à celui de Paris, et offrait surtout la possibilité de pouvoir assister à une prestation du groupe de façon plus intimiste. Il n’y aura sûrement pas de nouvelle tournée Européenne avant la sortie d’un nouvel album, nous pouvons donc donner rendez vous au groupe dans au moins un an et demi avec espérons le de nouvelles dates en province.
Setlist Dream Theater :
Set 1 :
01-The Root Of All Evil
02-Panick Attack
03-Another Won
04-A Fortune In Lies
05-Pull Me Under
06-Caught In A Web
07-Just Let Me Breathe
08-Through My Words
09-Fatal Tragedy
10-About To Crash (Reprise)
11-Losing Time/Grand Finale
Set 2 :
01-As I Am
02-Endless Sacrifice
03-These Walls
04-Sacrified Sons
05-Octavarium
Encore :
06-Metropolis Pt.1