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GRASPOP 2006

23/24/25 Juin 2006

Dessel

Après une édition 10éme anniversaire monstrueuse en 2005, le Graspop revient en 2006 avec une programmation fidèle au festival, c'est-à-dire prévisible mais très efficace. En perpétuelle évolution ces dernières années, le festival de Dessel s’offre enfin 2 écrans géants sur la scène principale pour cette édition 2006. Signalons également une utilisation plus importante du Metaldome qui servira de 4 ème scène lors des 2 premiers jours du festival. Après des affiches 2004 et 2005 excellentes, l’affiche 2006 déçoit quelque peu et cela sera sans doute d’ailleurs la raison de la baisse d’affluence que l’on a pu constater cette année (mis à part le samedi qui était la journée la plus relevée avec notamment l’évènement Guns N’Roses en tête d’affiche). Cependant ce sympathique festival belge situé au milieu des champs de Dessel nous aura une nouvelle fois offert de très bons concerts dont voici quelques prestations choisies.

Débutons donc avec le concert surprenant de The Gathering. Cela faisait 7 ans que les hollandais n’avaient pas foulé une scène du Graspop et la setlist du groupe a fait en sorte de rendre ce laps de temps inexistant. En effet le set de ce soir aurait presque pu être joué lors de la tournée « How To Measure A Planet ? ». Le groupe effectue ici une de ses premières dates depuis l’annulation de sa tournée européenne au printemps à cause d’une infection des sinus de la charmante Anneke. Pour commencer son set le groupe interprète les 2 premiers morceaux de son nouvel album à savoir Shortest Day et In Between. Choix assez conventionnels de l’album, ces titres seront les seuls issus de « Home » ce soir. Tout de suite après le groupe nous replonge dans le temps avec un set basé principalement sur « Mandylion » et « How To Measure A Planet ? » tout en faisant l’impasse totale sur « Souvenirs ».
L’occasion donc de retrouver des titres très rares ces dernières années ou même carrément plus interprétés depuis des lustres. Le public du Graspop fait donc ses retrouvailles avec Liberty Bell, Probably Built In The 50’s, In Motion, On Most Surface et Strange Machines en final. Nous retrouvons également la version originale de Eleanor. Un concert qui n’aurait rien de particulier 7 ans plus tôt mais qui est forcement culte dans le contexte actuel du groupe. Signalons tout de même que le mixage fera la part belle au clavier en laissant la guitare en retrait ce qui rendra le rendu de ses anciens morceaux un peu mou par moments. Anneke finira la prestation en arborant les cornes du diable, poilant ! Après un si bon concert nostalgique, il ne reste plus qu’à attendre la tournée prévue à la rentrée pour pouvoir entendre plus d’excellentes pépites d’ « Home » en concert.
Setlist The Gathering :
01-Shortest Day
02-In Between
03-Liberty Bell
04-Saturnine
05-Probably Built In The 50's
06-In Motion
07-Eleanor
08-On Most Surface
09-Strange Machine
La tête d’affiche de cette première journée était la reformation de Whitesnake. David Coverdale est une légende et ce n’est pas le concert de ce soir qui va entacher sa réputation. L’ancien frontman de Deep Purple Mk.3 et 4 éclabousse de toute sa splendeur d’entrée sur un Burn emprunté justement à Deep Purple. Le gentleman est vraiment très en voix et dans une forme olympique avec toujours beaucoup d’élégance. Les musiciens les plus en vue du groupe sont Doug Aldritch et Tommy Aldridge, qui nous gratifiera d’un solo de batterie époustouflant pendant Cryin’ In The Rain. Le set présente quelques ballades mielleuses made in 80’s telles que Is This Love ? ou bien encore Ain’t No Love In The Heart Of City mais tout le monde se laisse prendre au jeu, agréablement ébloui par la classe de Coverdale.
Cependant le public exulte vraiment sur les petites bombes qui suintent un rock n’roll endiablé comme Slide It In, Fool For Your Lovin’, Ready An’ Willing, Here I Go Again et un rappel jouissif composé de l’énorme Bad Boys et du classique de chez classique Still Of The Night. On peut regretter que le set ne dépasse pas les 90 minutes, mais après tout peut être vaut il mieux être confronté à un Whitesnake concis mais très en forme. Coverdale semble être reconnaissant et touché d’être sur scène et vue cette prestation du serpent blanc on peut se dire que cette reformation durera pendant un bon moment et tant mieux !
Setlist Whitesnake :
01-Burn (Deep Purple cover)
02-Slide It In
03-Love Ain't No Stranger
04-Fool For Your Lovin'
05-Is This Love ?
06-Ready An' Willing
07-Doug Aldritch Solo
08-Reb Beach Solo
09-Cryin' In The Rain
10-Tommy Aldridge Solo
11-Ain't No Love In The Heart Of The City
12-Give Me All Your Love
13-Here I Go Again
Encore :
14-Bad Boys
15-Still Of The Night

Cette journée du vendredi se terminera par une prestation très remarquée de Satyricon pendant que les cultissimes Die Krups jouaient quasiment dans l’anonymat total en même temps dans l’autre tente. Tout cela nous emmène au samedi, journée incontestablement la plus relevée du festival cette année. Comme dit précédemment l’affluence sera bien plus conséquente, l’effet Guns N’Roses n’y étant sûrement pas étranger.

Déjà aperçu cet été sur le Download Festival, Stone Sour déboule sur la scène principale et sous un soleil de plomb en milieu d’après midi. A Donington les nouveaux titres montraient quelques qualités mais laissaient encore un peu un parfum de déception. Et bien après un set similaire en tout point à celui donné en Angleterre 15 jours plus tôt et un bien meilleur son aidant, ces nouveaux titres se révèlent finalement plutôt convaincants en particulier Come What(ever) May et Made Of Scars. Corey Taylor se comporte toujours comme un poisson dans l’eau et à l’image de ses prestations données avec Slipknot au Graspop les 2 éditions précédentes, il ne manquera pas de tenir la foule entière dans sa main. Au final un très bon concert de l’autre groupe de Corey Taylor avec une nouvelle fois un Roy Mayorga spectaculaire derrière les fûts.
Setlist Stone Sour :
01-30/30-150
02-Orchids
03-Blotter
04-Made Of Scars
05-Reborn
06-Inhale
07-ComeWhat(Ever) May
08-Idle Hands
09-Hell & Consequences
10-Get Inside
Venons en ensuite à la semi déception du festival : Alice In Chains. Non pas que le concert du groupe ait été mauvais, bien au contraire mais malheureusement la prestation de la bande à Jerry Cantrell aura été massacrée par un son catastrophique privilégiant la basse et la batterie. Le concert commence avec une série de titres moins évidents du répertoire d’Alice In Chains avec Sludge Factory, Dam The River, Rain When I Die, Again et Junkhead sur lequel Sean Kinney pulvérise ses fûts avec conviction. William Duvall confirme son talent une nouvelle fois sur ce concert bien qu’il fût plus discret, tout comme son compère Jerry Cantrell, par rapport à sa prestation à Donington 15 jours plus tôt. L’accueil du public reste étrangement très timide par rapport à la taille de l’évènement.
Visiblement Alice In Chains ne manquait par réellement au Benelux ou peut être que le groupe ne vise pas spécialement le public du Graspop. Quoiqu’il en soit l’ambiance du concert montera tout de même d’un cran grâce à une seconde partie de set gorgée de tubes. Down In A Hole, We Die Young, Them Bones s’enchaînent sans répit et réveillent ce public un brin amorphe. Rooster profite de cet élan pour récolter enfin une vraie participation du public et le final sur Man In The Box et Would ? est bien évidemment irrésistible. Vraiment rageant que l’acoustique ait gâché ce concert tant Alice In Chains est une formation majeure des années 90 dotée de tubes en veux tu en voilà.
Setlist Alice In Chains :
01-Sludge Factory
02-Dam The River
03-Rain When I Die
04-Again
05-Junkhead
06-Down In A Hole
07-We Die Young
08-Them Bones
09-Rooster
10-Man In The Box
11-Would ?
Après une bonne leçon de doom extrême donnée par My Dying Bride sur un marquee, Soulfly débarque sur la scène principale. Le concert commence de façon archi prévisible par l’enchaînement classique Babylon, Prophecy, Seek & Strike. On peut redouter le pire et assister pour la énième fois sur cette tournée au même concert donné par la bande à Max Cavalera. Roots Bloody Roots déchaîne évidemment le public, qui au passage répond nettement plus présent que pendant le set d’Alice In Chains. Signe des temps. Toutefois très vite le concert va prendre une toute autre allure et nous montrer un Soulfly beaucoup moins prévisible. Tout d’abord en interprétant Downstroy, issu du médiocre « 3 », et peu après avec le retour de Fire dans la setlist. Autre pioche du répertoire de Sepultura, Refuse/Resist ne manque pas non plus de monter la pression dans le public. Contrairement à la tournée donnée cet hiver, Max est dans une bonne forme vocale et semble prendre plus de plaisir.
Le groupe interprète plus tard un medley furieux composé de L.O.T.M, Porrada et le Angel Of Death de Slayer. Ensuite vient le moment de la traditionnelle jam de percussion où l’on retrouve avec surprise Roy Mayorga en invité. Ritchie Cavalera viendra évidemment pointer le bout de son nez sur le medley Bleed/Tree Of Pain. Après un Policia emprunté aux Titas, Max nous replonge au début de sa carrière avec l’excellent Inner Self. Mais le groupe réserve encore quelques surprises avec la reprise de Black Sabbath Symptom Of The Universe que l’on attendait vraiment plus et avec un Jump Da Fuck Up en version intégrale avec Corey Taylor en invité. Le concert s’achève avec Eye For An Eye qui se finira sur quelques accords de Creeping Death de Metallica. On attendait un Soulfly prévisible, en roue libre et finalement le groupe aura livré un concert limite culte et bourré de surprise. Une des prestations fortes du festival.
Setlist Soulfly :
01-Babylon
02-Prophecy
03-Seek & Strike
04-Living Sacrifice
05-Roots Bloody Roots (Sepultura cover)
06-Downstroy
07-I & I
08-Fire
09-Mars
10-Refuse/Resist (Sepultura cover)
11-Arise Again
12-Medley : L.O.T.M/Angel Of Death (Slayer cover)/Porrada
13-Drum Jam (avec Roy Mayorga)
14-Primitive
15-Medley : Bleed/Tree Of Pain (avec Richie Cavalera)
16-Frontlines
17-Carved Inside
18-Policia (Titas cover)
19-Inner Self (Sepultura cover)
20-Symptom Of The Universe (Black Sabbath cover)
21-Jump Da Fuck Up (avec Corey Taylor)
22-Tribe intro/Eye For An Eye

Opeth est cette année tête d’affiche d’un marquee. C’est donc avec plaisir que l’on peut désormais profiter du groupe pendant une bonne heure et par conséquent d’avoir le plaisir de le voir jouer plus de 4 titres en festival. Tout commence donc par un Ghost Of Perdition qui conquit le public aisément d’entrée de jeu.

Avant de faire des retrouvailles dans le sLa tente est pleine à craquer et les excellents Death Angel ont du mal à soutenir la concurrence en jouant en même temps dans une tente clairsemée. Mikeal Akerfeldt avec son humour désormais habituel s’exclame au public : Qui sommes nous ? Réponse du public : Opeth ! Et Mike qui rebondit : Oui nous sommes les Guns N’Roses ! et avec l’excellent Leper Affinity, Akerfeldt demande au public s’il considère « Blackwater Park » comme le meilleur album de tous les temps. Evidemment le public acquiesce et le chanteur/guitariste profite une nouvelle fois de l’occasion pour laisser court à son humour : Non, vous êtes dans le faux. Le meilleur album de tous les temps est « Wheels Of Steel » de Saxon.
C’est une bonne habitude que le groupe a pris sur cette dernière tournée, il y a en général une surprise du chef qui attend le public. Ce soir elle se nomme The Amen Corner extrait de « My Arms, Your Hearse » et que personne n’attendait et cela fait plaisir. Comme sur la plupart des anciens morceaux Per peut apporter une nouvelle ambiance en incorporant ses claviers. Closure voit le groupe se livrer à une petite jam du plus bel effet et montre comme l’ensemble des autres titres ce soir les énormes progrès que Martin Axenrot a effectué à la batterie niveau feeling.
On pouvait trouver le batteur trop rigide pendant l’hiver dernier, il s’est désormais approprié tous les titres du groupe avec brio et étonne par son jeu de charley qui s’est tellement amélioré. Le concert se terminera par The Grand Conuration et surtout avec l’énorme Deliverance. Comme toujours avec les suédois voici un très bon concert qui sera sans problème un des highlights du festival.

Setlist Opeth :
01-Ghost Of Perdition
02-White Cluster
03-Leper Affinity
04-The Amen Corner
05-Closure
06-The Grand Conjuration
07-Deliverance

Après une attente de plus d’une heure les Guns N’Roses nouvelle génération s’empare de la scène pour lancer le karaoké géant sur le site de Dessel. D’habitude le groupe joue très longtemps (ndlr : 2h30 minimum) et ce concert annoncé plus long par les organisateurs, afin de pallier à l’annulation de Korn, se montrera en fait plus court avec 2 heures pile poil au compteur (ndlr : tous les concerts suivants du groupe seront à cette image, Axl fatiguerait il ?). Le groupe nous jouera donc par exemple seulement 3 nouveaux titres avec Better, The Blues et IRS. Le début du set est comme d’habitude dantesque avec cette triplette sacrée Welcome To The Jungle, It’s So Easy et Mr Brownstone. Ce concert est le premier avec le batteur Frank Ferrer, qui remplace Brain rentré aux Etats-Unis aux côtés de sa femme sur le point d’accoucher. Le batteur chauve s’en sortira au passage très bien. Live & Let Die , Sweet Child O’ Mine, You Could Be Mine et Knockin’ On Heaven’s Door enfoncent bien sur le clou. Les traditionnels solo qui divisent tant seront encore au rendez vous et diviserons toujours autant les fans. November Rain transforme le Graspop en une immense chorale tandis que My Michelle et surtout Nightrain redonnent un énorme coup de boost au public. On commence à comprendre que le concert sera très court en comparaison avec les précédents de la tournée lorsque Robin Finck vient faire son solo qui introduit le tube Paradise City. S’en suit donc ce classique absolu, idéal pour finir une journée de festival en beauté, dans une débauche de pyrotechnie. Le public se sera pris au jeu et n’aura sans doute pas regretter d’avoir fait le déplacement pour voir Axl Rose et cie mais toutefois lorsque l’on a vu le groupe plusieurs fois sur cette tournée on ne peut pas s’empêcher d’avoir l’impression d’assister à un sous concert du groupe, en tout point identique mais en bien plus court. Petite déception donc en rajoutant à cela qu’Axl fût peu loquace.

Setlist Guns N'Roses :
01-Welcome To The Jungle
02-It's So Easy
03-Mr Brownstone
04-Live & Let Die (Paul McCartney cover)
05-Better
06-Robert Finck Solo
07-Sweet Child O' Mine
08-You Could Be Mine
09-Knockin' On Heaven's Door (Bob Dylan cover)
10-Dizzy Reed Solo
11-The Blues
12-Richard Fortus & Robin Finck Solo
13-Out Ta Get Me
14-November Rain
15-Ron Thal Solo
16-My Michelle
17-IRS
18-Patience
19-Nightrain
Encore :
20-Robin Finck Solo
21-Paradise City

Tout cela nous emmène donc au dimanche, dernier jour du festival, qui connu une météo beaucoup plus capricieuse. A l’heure du déjeuné le groupe de Tim « Ripper » Owens, Beyond Fear s’empare d’une tente devant un public peu nombreux. Dommage pour les absents car à l’image de sa prestation donnée en Belgique en ouverture d’Anthrax en avril dernier, Beyond Fear va nous faire passer un moment très agréable. Le public connaît désormais les titres efficaces de cet album tels que And Y ou Will Die et Save Me qui ouvriront le concert.
Le tonitruant et très thrash Human Race précèdera un medley de Black Sabbath que l’on se prend en pleine tronche avec surprise et plaisir. Le groupe interprète War Pigs en insérant au milieu du morceau un bout de Neon Knight sur lequel Owens se montre encore plus à l’aise. Signalons d’ailleurs à nouveau l’excellence vocale du bonhomme, probablement le meilleur chanteur actuellement dans son registre. Le concert se terminera sur Scream Machine et Beyond Fear aura rempli sa mission.
Setlist Beyond Fear :
01-And You Will Die
02-Save Me
03-Words Of Wisdom
04-Your Time Has Come
05-The Human Race
06-Medley : War Pigs/Neon Knight (Black Sabbath covers)
07-Coming At You
08-Telling Lies
09-Scream Machine
Les concerts d’Alice In Chains et Guns N’Roses, donnés la veille, étaient bien évidemment des évènements en soi vu que ces 2 formations n’avaient pas joués en Belgique depuis plus de 10 ans, mais celle d’Armored Saint en ce dimanche à 14h00 est pratiquement aussi culte et inespérée. Toutefois le groupe étant largement moins populaire, le public ne sera pas présent massivement et encore une fois tant pis pour les absents tant le groupe de John Bush et Joey Vera aura donné un excellent concert. On pourrait même pratiquement parler du concert du festival. Tout commence sur A Lesson Well Learned qui montre d’emblée un John Bush en excellente forme, toujours très communicatif avec le public et très passionné. Difficile de ne pas avoir une petite pensée pour Anthrax tant la comparaison avec Joey Belladonna ne se pose même pas. Pay Dirt l’unique extrait de « Revelations », dernier album du groupe en date, suit avec rage.
L’album « Symbol Of Salvation » sera quant à lui très bien représenté avec 3 cartouches que sont Reign Of Fire, Tribal Dance et Warzone que John Bush introduira en expliquant le contexte dans lequel ce morceau avait été écrit en 1991. A savoir la guerre en Iraq et comme le dira John : 15 ans plus tard, rien a changé, un autre Bush est dans la maison blanche et nous sommes encore en guerre. Le reste du set est très équilibré et pioche dans chaque album du groupe. On passe donc par l’épique Aftermath, l’entraînant Chemical Euphoria et les 2 classiques du premier album en fin de prestation avec Can U Deliver et March Of The Saint amputé de son intro. Une telle prestation donne évidemment envie d’entendre un nouvel album du groupe et de nouvelles tournées mais à l’heure actuelle rien n’est prévu de ce côté-là. Mais quel plaisir de retrouver John Bush sur scène, épaulé de cette si bonne formation bien trop oubliée par le public.
Setlist Armored Saint :
01-Lesson Well Learned
02-Pay Dirt
03-Reign Of Fire
04-Tribal Dance
05-Aftermath
06-Chemical Euphoria
07-Warzone
08-Nervous Man
09-Can U Deliver ?
10-March Of The Saint
Les omni présents Devildriver s’emparent ensuite d’une tente pour un set furieux conformément à son habitude. Dez Fafara manie le public belge comme bon lui semble et ses camarades de jeu explosent littéralement leurs nuques avec conviction. La durée du set plus longue que sur la plupart des festivals nous laisse entendre des titres plus rares comme The Mountain ou bien Bear Whitness Unto. Les traditionnels End Of The Line, Grinfucked, Nothing’s Wrong ravagent tout sur leur passage et Dez en vient à repérer dans le public assez jeune, un gamin âgé d’une dizaine d’années en triant de s’éclater dans le pit. Plus de doutes, Devildriver s’impose comme un gros groupe de scène et s’achète grâce à ses efforts une vraie crédibilité. Le set se termine sur Meet The Wretched et son traditionnel circle pit géant qui fera ici toute l’ampleur de la tente.
Setlist Devildriver :
01-End Of The Line
02-Nothing's Wrong
03-Bear Whitness Unto
04-The Mountain
05-Grinfucked
06-I Could Care Less
07-Between Sin & Sacrifice
08-Before The Hangman's Noose
09-Hold Back The Day
10-Meet The Wretched
Pendant l’après midi, la météo deviendra désastreuse avec une pluie féroce accompagné d’éclairs et de vents forts. Toutefois Helloween viendra assurer une prestation courageuse sous la pluie et les choses se calmeront pendant le set de Saxon. Agnostic Front s’empare en fin de journée d’une des tentes. Habituellement le hardcore traditionnel est bien représenté à Dessel, mais en cette année 2006 les pionniers semblent être les seuls. Roger Mirret, Stigma et leur clique livreront une prestation en demi teinte.
Affublé d’un son approximatif le groupe aura du mal à convaincre. Pourtant tout est là, le groupe est bondissant, le public répond présent sur les classiques que sont Crucified et Gotta Go auxquels se côtoient les nouveaux titres de « Another Voice » que sont All Is Not Forgotten ou bien encore Peace. Toutefois la mayonnaise ne prend pas bien et cette prestation des new yorkais laisse un goût fade.
Motorhead fait parti des habitués de ce festival mais pour la première fois de sa carrière, la bande à Lemmy Kilmister ont l’opportunité de clôturer le festival. Un Motorhead d’ailleurs dans une très grande forme ce soir. Lemmy et Phil Campbell sont loquaces et plaisantent à plusieurs reprises avec le public. Conformément à son habitude le groupe ne dévoilera pas de titres de son futur album « Kiss Of Death » qui sortira cet été. On reste dans un set conforme à celui des 2 dernières années.
Ici que du tube bien sur, on parle tout de même de Motorhead, un monstre sacré du hard rock. Stay Clean, Love Me Like A Reptile, Metropolis, No Class ne manquent pas en première partie de set de faire swinguer le Graspop. Le dernier album en date, « Inferno » sorti il y a 2 ans, est représenté par les très bons Killers et In The Name Of Tragedy. Plus de 20 ans plus tard le groupe mise sur son seul album très décrié « Another Perfect Day » avec les titres I Got Mine et Dancing On Your Grave. On retrouve aussi quelques petites surprises dans ce set avec Fast N’Loose et Just ‘Cos You Got The Power.
Comme d’habitude au milieu de Sacrifice, Mikey Dee nous gratifie d’un solo de batterie des plus sympathique et le groupe se retire sur le jouissif Kill By Death. Ce bon concert, bien que court avec à peine 1h25 au compteur, se terminera avec les traditionnels rappel Ace Of Spades et Overkill qui bien evidemment déchaînent le public. Une bien jolie façon de terminer une bonne cuvée 2006 du Graspop malgré un baisse de qualité par rapport aux éditions 2004 et 2005.
Setlist Motorhead :
01-Dr Rock
02-Stay Clean
03-Love Me Like A Reptile
04-Killers
05-Over The Top
06-Metropolis
07-No Class
08-I Got Mine
09-In The Name Of Tragedy
10-Dancing On Your Grave
11-Fast N'Loose
12-R.A.M.O.N.E.S
13-Sacrifice/Drum Solo
14-Just Cos' You Got The Power
15-Going To Brazil
16-Kill By Death
Encore :
17-Ace Of Spades
18-Overkill

Les photos appartiennent à Jan Wuytack et à Rudy De Doncker.