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HELMET

BODY FLUIDS

17 décembre 2004 - Paris - Trabendo

 

En ce 17 décembre soit une semaine avant le réveillon de Noël, Paris nous offre 3 beaux concerts, à savoir d’un coté P.J Harvey, de l’autre Fear Factory et celui qui nous intéresse ici : Helmet.

Pour ouvrir les hostilités, la première signature de Sriracha Records : Body Fluids. Groupe de neo-metal originaire de l’Oise, les Body Fluids vont devoir faire face pendant tout leur show à un public amorphe uniquement présent pour la tête d’affiche du soir. La présence du quintet peut en effet paraître incongrue dans un concert d’Helmet, mais cela dit les membres de Body Fluids ont donné au public une prestation énergique, avec une mise en place impeccable, tourné sur leur répertoire le plus furieux (le single Trash moi a en effet été écarté du set). Le son est quant à lui très honnête pour une première partie, malgré une basse peut être un peu trop présente. Au rayon des reproches nous sommes obligés de constater un jeu de scène très stéréotypé et une cohérence au niveau de la composition pas toujours présente. Cela dit le groupe délivre une prestation sympathique, digère bien ses influences que l’on peut tout de même percevoir (Watcha et La Bestia en tête) et propose de bonnes idées dans un style qui pourtant a déjà dit tout ce qu’il avait à dire. La meilleure réaction du public sera venue avec le riff de Cowboys From Hell du défunt Dimebag Darrell exécuté par l’un des 2 guitaristes à la demande d’un membre du public.
Tout cela nous emmène à Helmet. Le groupe (ou plutôt Page Hamilton car il est le seul rescapé à bord !) s’est reformé cette année après 7 années d'absence et a sorti un album plutôt décevant en octobre dernier, le très pop « Size Matters ». Helmet épaulé par un line up à la section rythmique « all star » a gagné cela dit beaucoup en présence scénique.
Arrivé avec la banane et une super pêche sur Pure suivi de près par Smart issu du dernier album, le groupe va présenter au public pour sa dernière date Européenne, une setlist très axée sur « Size Matters » et « Afterstate ». Toujours fidèle à lui-même, Page Hamilton joue sur le côté droit, toujours discret dans sa prestation et laissant donc la vedette à sa section rythmique : Frank Bello (en partance d’Anthrax) à la basse et John Tempesta (ex -White Zombie, ex-Testament) à la batterie.
Le premier fidèle à lui-même bouge toujours comme un fou avec ses mimiques hilarantes et harangues toujours la foule avec brio. De plus Frank Bello semble littéralement transpirer le feeling robotique d’Helmet et assure des chœurs fort bien venus. Le moins que l’on puisse dire c’est que le bonhomme a l’air heureux d’être là et qu’il est tout simplement la star du show.
Quant à John Tempesta que l ’on a pas l’habitude non plus d’entendre dans ce genre de registre, il est tout simplement impérial; véritable métronome humain à la frappe lourde, visuelle et maîtrisée, il fera oublier sans aucun problème son prédécesseur John Stanier (Tomahawk).
Chirs Traynor, qui n’est pas vraiment nouveau car il était le guitariste de tournée sur « Afterstate », est lui aussi très jovial et s’amuse visiblement beaucoup avec le clown Frank Bello. Le son du concert a été bon avec toutefois une basse un peu trop présente et des guitares un peu approximatives (il était assez difficile de bien distinguer les solos de Page Hamilton).Pas d’hommage à Dimebag Darrell si ce n’est que Frank Bello avait gravé sur sa basse les inscriptions : « R.I.P DIMEBAG », mais cela était impossible à voir si vous n’étiez pas situé à moins de 2 mètres du bassiste fou. En évoquant la tragédie, nous pouvons saluer la non paranoïa du groupe qui ne se sera jamais plaint du grand nombre de slammer ou autre campeur de scène.
Revenons maintenant au set du groupe. Le single See You Dead passe mieux que prévu le test de la scène tout comme les autres titres tirés de « Size Matters » qui sont délivrés ici de manière brute, beaucoup moins lisse que sur album. Toutefois c’est bel et bien lorsque le groupe lance des vieilleries telles que Iron Head ou Bad Mood que le public s’embrase. La fin du concert est dantesque avec tout d’abord Everybody loves you (un des meilleurs extraits de « Size Matters ») et MilqueToast (extrait de l’album « Betty »). Ensuite Page Hamilton marquera une pause pour présenter ses partenaires New Yorkais avant de reprendre de plus bel avec Last Breath suivi par un enchaînement de folie qui restera le meilleur moment du concert à savoir Wylma’s Rainbow couplée à Meantime. Le groupe se retire ensuite et revient avec un rappel ou s’enchaîneront 2 titres de « Afterstate » (It’s So Easy To Get Bored et Crisis King) puis terminera sa prestation par son gros tube extrait de l’album « Meantime » : Unsung. Voila la messe fut dite, Helmet aura signé une bonne prestation à la setlist piochant dans chacun de ses albums (malgré une grosse majorité de titres puisés dans les 2 derniers) et aura convaincu tout le monde dans la salle.
Tracklisting :
01-Pure
02-Smart
03-Crashing Foreign Cars
04-Exactly What You Wanted
05-See You Dead
06-Iron Head
07-Drug Lord
08-Birth Defect
09-Surgery
10-Bad Mood
11-Everybody Loves You
12-Milquetoast
13-Last Breath
14-Wylma's Rainbow
15-Meantime

Encore :
16-It's So Easy To Get Bored
17-Crisis King
18-Unsung