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OPETH

EXTOL

13 Septembre 2005

Locomotive - Paris

Voici une affiche bien alléchante : Opeth + Extol. D’ailleurs le public ne s’y ait pas trompé, venu en masse remplir une Locomotive comme il y a 2 ans pour la venue des Suédois lors de la tournée « Deliverance ».Extol, groupe norvégien qui a sorti un superbe album « The Blueprint Dives » en début d’année, est déjà passé à Paris en compagnie de Mastodon en mars dernier mais sans convaincre, on peut même dire en décevant un petit peu.

Cette fois ci, le groupe a joui d’un son impeccable et le guitariste Ole Halvard Sveen (déchaîné ce soir là) a cette fois-ci très bien chanter. Et du coup cela change tout. Le groupe, qui était plus en forme et certainement plus motivé par une Locomotive pleine que par une Boule Noire en mars dernier, a tout simplement délivré un superbe concert aux allures de tête d’affiche. Le set du groupe est toujours très appuyé sur son dernier album à l’exception d’un vieux titre Paralysis, beaucoup plus brutal et qui laisse l’excellent batteur David Husvik montrer toute l’étendue de son talent. Aujourd’hui le groupe offre plutôt une sorte de mélange original entre du post hardcore, du rock progressif et même une pointe d’alternatif avec le single Pearl. Le groupe ne manque pas d’affirmer sans crainte ses convictions religieuses au cours du set et la messe se termine par l’apocalyptique The Deat Sedative.
Setlist Extol :
01-Gloriana
02-Soul Deprived
03-The Things I Found
04-Pearl
05-In Reversal
06-Paralysis
07-The Death Sedative
La messe est terminée ? Pas vraiment, ce soir l’ambiance religieuse et solennelle attend un messie et ce messie se nomme Micheal Akerfeldt accompagné de ses compères d’Opeth. Etonnant de voir aux premiers abords un large rajeunissement du public et une hystérie à l’égard de Mike, affichée par certaines personnes de la gente féminine. Etonnant également de voir Micheal décontracté, heureux et même carrément déconneur. On est loin du temps où il osait à peine remercier le public. Comme à son habitude le groupe joue un set de presque 2 heures puisant de façon équilibrée dans chaque album à l’exception des 2 premiers, ce qui ne manquera pas d’agacer les fans les pus anciens.
Chez Opeth il y a désormais un nouveau membre et un nouveau instrument : Per le claviériste des Spiritual Beggars. Son apport évident sur le nouvel album du groupe, s’avère également intéressant sur les anciens titres (The Drapery Falls, Face Of Melinda, Blackwater Park, Demon Of The Fall) auxquels il rajoute un gros plus avec ses sons distordus type hammonds ou bien avec la douceur de son faux mellotron.L’excellent Martin Lopez est malade et par conséquent malheureusement absent. Son remplacent homologue Martin de Bloodbath se débrouille plutôt bien, malgré un léger manque de feeling sur les parties plus subtiles du groupe et malgré certains breaks simplifiés, toutefois nous ne pouvons que nous inclinez devant sa prestation, car digérer du Opeth en si peu de temps ne doit pas être tache aisée !
Le son quelque peu brouillon au début pendant les parties saturées deviendra plutôt bon par la suite. Mike chante vraiment à la perfection avec encore plus d’aisance et d’émotion que par le passé et growle comme un damné. D’humeur donc humoristique, le chanteur/guitariste nous aura gratifié de bons fou rire comme lorsqu’il déclare : « Il y a des suédois dans la salle…malheureusement! » Ou bien encore lors de la présentation des membres du groupe pendant une jam sur le No Quarter de Led Zeppelin : « A la basse voici en réalité Martin Lopez dans un costume de Martin Mendez », « Notre batteur, il a l’air un peu frêle, il est peut être un peu moche mais il ne coûte pas cher ! ». Le concert du groupe démarre étrangement par The Baying Of The Hounds, nouveau titre certes excellent mais pas franchement adéquat pour commencer. Opeth livre ensuite une des premières raretés de la soirée avec When, issue de l’album « My Arms, Your Hearse » et la foule exulte.
Après un Deliverance qui est désormais un gros classique des suédois, Opeth livre les 2 meilleurs titres de « Damnation » avec tout d’abord In My Time Of Need sur lequel Per se fait plaisir en jouant un solo supplémentaire et où le public, à la demande de Mike, participe vocalement. Rid The Desease suit avec autant d’émotion. Mike déclare que le prochain morceau est un parfait mix entre du death metal et du « cock rock » et le groupe balance ce qui semble désormais être son titre emblématique : The Drapery Falls. Le public reçoit cette pièce somptueuse issue de « Blackwater Park » comme il se doit avant d’être confronté au nouveau single du groupe The Grand Conjuration qui assassine l’audience.Quand Micheal annonce un titre extrait d’un album sous estimé s’appelant Still Life, plusieurs noms fusent dont le plus présent sera The Moor. Ce sera la belle ballade Face Of Melinda qui sera jouée avec beaucoup d’émotion dans la voix de Mike.
Pour se retirer le groupe livre au public un titre qu’il n’a jamais joué à Paris auparavant, un parfait tempo 4/4 d’après Mike qui dit avec humour : j’espère que vous avez bien échauffer votre cou car ce genre de tempo est idéal pour headbanger et avec ce titre cela va durer 10 ou 12 minutes. Blackwater Park suit donc acclamé par le public, logiquement surpris et ce de façon fortement agréable. Vu l’efficacité du titre en concert on peut se demander pourquoi il a été boudé si longtemps, sans doute car la concurrence sur cet album est trop grande. Evidemment Opeth revient sur scène, et après une jam sympathique sur No Quarterd’un dirigeable bien connu, qui est surtout l’occasion de présenter le groupe avec humour comme vu plus haut, les Suédois délivre une dernière cartouche avec le traditionnel Demon Of The Fall.

Concert tout simplement grandiose, certains anciens seront sans doute déçus de l’absence de morceaux des 2 premiers albums (chose relativement amorcée lors de la précédente tournée du groupe), mais également de cette intimité rompue par une horde de jeunes fans hystériques. En ce qui me concerne le rendez vous est pris en décembre pour un nouveau concert à Paris.

Setlist Opeth :
01- The Baying Of The Hounds
02-When
03-Deliverance
04-In My Time Of Need
05-To Ride The Disease
06-The Drappery Falls
07-The Grand Conjuration
08-Face Of Melinda
09-Blackwater Park
Encore :
10-No Quarter Jam (Led Zeppelin cover)/Demon Of The Fall