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OPETH

BURST

11 Décembre 2005

Lyon - Transbordeur

Opeth revient déjà en France, 3 mois après un premier passage à Paris en septembre, pour cette fois 3 nouvelles dates dans l’hexagone, dont celle qui nous intéresse ici : Lyon.

Pour l’occasion le groupe nous emmène une nouvelle fois une très bonne formation scandinave en ouverture. Après les norvégiens d’Extol, ce sont cette fois les suédois de Burst qui accompagnent Opeth en tournée. Le combo post hardcore aux tendances ambiantes vient de sortir un album intitulé « Origo » et va donc naturellement miser dessus. Le son de la salle du Transbordeur est déjà plutôt bon sur la prestation du groupe, ce qui permet de pouvoir apprécier les nuances de la musique de Burst, qui délivrera un set convainquant, salué poliment par un public lyonnais enthousiaste de retrouver de telles affiches dans sa ville. Burst rempli donc sa mission de chauffeur de salle et se retire en ayant charmé probablement beaucoup de personnes sur les quelques 700 présentes ce soir.
C’est donc autour d’Opeth de rentrer en scène une demi heure plus tard sous l’ovation d’un Transbordeur bien garni, bien qu’en petite configuration. Le groupe avait promis de changer considérablement sa setlist par rapport à leur précédent passage. Promesse tenue puisqu’ Opeth jouera uniquement 4 titres en commun sur les 2 tournées. Le son du concert sera pratiquement irréprochable, et avouons le, cela fait vraiment plaisir de voir Opeth dans une autre salle que la Locomotive, tant le Transbordeur semble davantage lui convenir. Le set commence donc par l’excellent titre introductif de son nouvel album : Ghost Of Perdition qui souffrira cela dit quelque peu d’un jeu un peu mou et d’un tempo ralenti de la part des musiciens.
When, rareté de « My Arms, Your Hearse », déjà joué lors du dernier passage du groupe, sera encore de la partie ce soir et continuera le concert, marquant un fort accueil du public et montrant le groupe commencer à rentrer totalement dans sa prestation avec notamment un Martin Mendez déchaîné derrière sa basse. Mike Akerfeldt ouvrira alors sa longue série de blagues, en annonçant un titre provenant du seul album rouge du groupe, noyé dans une masse d’une vingtaine de réalisations noir et blanc ! Ce titre, évidemment tiré de « Still Life » est donc White Cluster, bonne surprise, que l’on n’attendait absolument pas. Seul extrait de « Damnation », le quasi-instrumental Closure continuera le concert dans une version rallongée, où Per exécutera un solo de clavier et qui présentera également une fin plus pêchue.
Ce titre aux influences orientales commencera à envoûter le public et s’emboîtera de façon très logique avec le seul extrait de « Blackwater Park » de la soirée Bleak, qui lui aussi possède certaines tendances orientales. Quel plaisir de retrouver un tel titre en concert, malgré l’absence du coup de The Drappery Falls. Ce titre est également une belle démonstration de l’apport de Per Wiberg, dont les chœurs se révèleront indispensables et les rajouts de claviers très pertinents, tout en se révélant discrets. On continue toujours dans la tendance orientale d’Opeth avec le single de leur dernier album The Grand Conjuration, qui montrera quant à lui l’amélioration évidente de Martin Axenrot (Bloodbath, Witchery) derrière les fûts.
Car si l’on pouvait reprocher une certaine approximation de son jeu de batterie ors de son dernier passage, surtout au niveau des parties plus subtiles, le batteur blond a démontré ce soir qu’il a désormais apprivoisé le répertoire d’Opeth. Toutefois son jeu présente toujours un peu moins de feeling que celui de Martin Lopez. Avant d’entamer une grosse rareté issus de son tout premier album « Orchid », Mike Akerfeldt tiens à insister sur le fait que le magazine Metallian a en son temps donner la note de 1/20 à cet album, le qualifiant de musique la plus chiante de tous les temps. Le groupe jouera donc le mystique Under The Weeping Moon, dans une version bien supérieure à l’original vu la progression du groupe en 10 ans.
Ce titre permet également de se rendre compte qu’Opeth a parcouru beaucoup de chemin depuis 1995, tant il se détache du reste du set. Après un gag sur une vidéo zoophile que Mike aurait vu à Paris dans un sex shop dans la semaine, ce dernier demande au public d’aboyer pour introduire le prochain titre : Baying Of The Hounds, qui s’impose comme un des classiques de « Ghost Reveries ». Le groupe n’ayant pas encore joué de titre de « Deliverance », c’est le superbe A Fair Judgement qui suit, avec son début calme et qui finit dans une apothéose de lenteur et de lourdeur limite doom. Le groupe se retire de scène. Quant il revient, on s’attend comme le veut la tradition à entendre Demon Of The Fall, mais visiblement le groupe a enfin compris que ce titre devenait très largement dispensable.
C’est donc le chef d’œuvre, comme l’annoncera Mike, Deliverance qui viendra clore la prestation quasi parfaite des suédois. Au final une setlist totalement complémentaire de celle joué lors du premier passage européen du groupe en septembre. On pourra signaler d’ailleurs que cette setlist est finalement assez peu consensuelle, avec des titres rares et l’absence de beaucoup de classiques, mais aura ravi sans aucun doute tous les fans du groupe. A noter toutefois un Mike Akerfeldt à la voix quelque peu fatiguée, ayant parfois un peu de mal dans ses vocalises, surtout en comparaison avec la prestation vocale parfaite de Paris en septembre dernier. Malgré cela, très bon concert, Opeth est grand et vivement l’année prochaine pour de nouveaux concerts du groupe.
Setlist Opeth :
01-Ghost Of Perdition
02-When
03-White Cluster
04-Closure
05-Bleak
06-The Grand Conjuration
07-Under The Weeping Moon
08-Baying Of The Hounds
09-A Fair Judgement
Encore :
10-Deliverance