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4 Septembre - Sound Advice Amphitheater - West Palm Beach

Dernière date de la 10 ème édition de l’Ozzfest en ce 4 septembre au Sound Advice Amphitheater à West Palm Beach. La ville avait été privée l’année dernière du festival itinérant à cause d’une menace d’ouragan. Cette année le terrible ouragan Katrina étant passé 10 jours avant en Floride et ayant peu touché West Palm Beach, l’édition a pu se dérouler sans problème malgré une météo post ouragan quelque peu capricieuse.

Arrivé sur le site sur les coups de 10h30 et sous un ciel menaçant, Arch Enemy est en train de balancer son death mélodique aux fans déjà présents sur la seconde scène, qui se trouve placée à l’extérieur de l’enceinte du site, sur le parking. Difficile juste après son petit déjeuner de balancer ce style de musique avec conviction, et malheureusement Arch Enemy va en faire les frais. Une prestation plate, sans relief qui se termine par le nouveau titre Nemesis et le désormais classique We Will Rise. A noter que Gus G s’en ait sorti admirablement bien, en remplaçant Chris Amott sans soucis.

Les jeunes de Trivium débarquent ensuite avec une attitude très rebelle : toute la scène est décorée par des drapeaux Iron Maiden, et chaque membre du groupe porte un t-shirt à l’effigie de la vierge de fer. Pour rappel il y eu sur la dernière date d’Iron Maiden sur l’Ozzfest, un sabotage de la prestation du groupe organisé par Sharon Osbourne elle-même, en réaction aux déclarations houleuse de Bruce Dickinson à l’encontre du festival et d’Ozzy. Bref le message de Trivium est clairement affiché : Up The Irons ! Point de vue prestation, le groupe étonne en enterrant tout simplement Arch Enemy par un show très énergique et propre. Finalement tous les efforts de Roadrunner mis dans ce groupe sont certainement justifiés. Bonne surprise.

Lorsque The Haunted rentre en scène sur 99, la météo s’agite et déverse une tempête sur le site accompagnée d’une pluie dévastatrice insoutenable, ce qui a pour conséquence de vider presque totalement la seconde scène et il sera impossible d’assister à la prestation du groupe. Lorsque la pluie se calme Wicked Wisdom, le groupe mené par Jada Pinkett-Smith accessoirement femme de Will Smith, assène sa fusion metal/hip hop/punk avec conviction et rage. Ce groupe est certainement le plus critiqué de l’affiche, mais il prouve ici sa légitimité. Si les compos ne sont pas très originales et si l’album ne risque pas de marquer les esprits à sa sortie, le groupe est sans aucun doute un très bon groupe de scène. Jada est une vraie pile électrique qui sait y faire pour haranguer la foule. Amusant de voir Will Smith sur le côté de la scène en train d’headbanguer sur le titre Yesterday Don’t Mean Shit.
Jada est toujours très excitée, mais cette fois sur le côté de la scène en train d’assister au rouleau compresseur Mastodon. Le groupe s’appuiera principalement sur son dernier album en date « Leviathan » tout au long de cette prestation exemplaire. Iron Tusk, I am Ahab, Seabeast, Aqua Dementia, Megalodon, Blood And Thunder et The Bit, la reprise des Melvins qui terminera le set, tout y passe. C’est toujours un régal d’observer le jeu magistral du batteur Brann Dailor, qui on ne le dira jamais assez, est tout simplement ce qui se fait de mieux aujourd’hui. Ses compères ne sont pas en reste et délivre une prestation à la hauteur de celles observées sur les festivals européens au mois de juin. Le seul problème finalement est que Mastodon tourne sans cesse depuis plus d’un an maintenant et l’on commence à être habitué à leur show. Il est temps désormais pour le groupe de rentrer à la maison et de composer un nouvel album à la hauteur de ses prédécesseurs. Une des meilleures prestations du festival.
As I Lay Dying est bizarrement placé au dessus de Mastodon, et ce n’est pas sa prestation qui va rendre légitime cette place assez haute sur l’affiche. Le groupe pratique un metalcore très peu original avec un chanteur assez insupportable. A noter, le chant clair du guitariste impeccable, et quelques nouveaux titres interprétés.
On arrive désormais à Killswitch Engage dont la prestation est forte attendue à en voir la foule de la seconde scène devenir bien plus dense. Howard Jones, le chanteur de la formation, arrive vêtu d’un t-shirt Iron Maiden et déclare d’entrée : j’en ai rien à foutre qu’il pleuve ou qu’il fasse beau, je vous tous vous voir bouger ! Le groupe démarre son set par A Bid Farewell, et le guignol de service Adam, vêtu d’un petit haut rose, ne tarde pas à enchaîner les mimiques débiles. Le groupe est archi motivé en cette dernière date estivale et donne tout ce qu’il a. Breathe Life et Fixation Of The Darkness déchaînent la foule. Adam prend alors la parole pour annoncer une chanson dédicacée aux filles, en précisant qu’aujourd’hui il ne veut pas voir de seins à l’air mais des chattes ! Le groupe joue logiquement leur dernier single en date The End Of Heartache qui calme la pression.
Tout cela pour mieux rebondir avec un Take This Oath ravageur, pendant lequel Joel cassera une corde à la fin du morceau, suivi des classiques Numbered Days et Life To Lifeless (introduit par Adam racontant de quelle façon il a fait l’amour à notre maman la veille dans un buisson !).Quand le groupe joue Last Serenade, 2 membres de Soilwork déguisés viennent pourchasser le groupe sur scène, ce qui a bien sur pour effet de déclencher un fou rire d’Howard Jones qui peine alors pour chanter le morceau et qui finira par abandonner. Avant de quitter la scène sur Rose Of Sharyn, Adam remercie tout le monde et rappelle que c’est sur cette seconde scène où résident le cœur et l’âme de ce festival. Superbe prestation, une des 5 meilleures du festival, on ne devrait pas voir le groupe avant un petit moment logiquement, il est temps de faire une suite à « The End Of Heartache ».
Setlist Killswitch Engage :
01-Bid Farewell
02-Breathe Life
03-Fixation Of The Darkness
04-End Of Heartache
05-Take This Oath
06-Numbered Days
07-Life To Lifeless
08-Last Serenade
09-Rose Of Sharyn

Tête d’affiche de la seconde scène, le plus grand boudeur de l’Europe Rob Zombie, entre en scène avec son nouveau groupe composé de Tommy Clufetos (Alice Cooper) à la batterie, l’habituel Blaskos à la basse et John 5 (ex-Marilyn Manson) à la guitare. Pour son retour Rob Zombie a choisi la sobriété, exit le gros show, la scène est dépouillée de tout artifice. L’univers films d’horreur kitch n’est même pas représenté sur scène, seuls l’amour des pin-up est visible avec des backdrops à leur effigie couvrant toute la scène et même la double grosse caisse de Clufetos. Rob Zombie lui-même a changé, plus de costume, plus de dreadlocks, il apparaît cette fois au naturel.Qu’importe le principal est évidemment la musique, et le groupe archi décontracté et déconneur va livrer un show parfait qui nous fait encore plus regretter à nous européens de ne jamais voir Rob Zombie dans nos contrées.

Sur Superbeast et Supercharger Heaven, l’ambiance déjà chaude va devenir carrément torride lorsque Rob annonce un titre sur lequel il veut voir les femmes de l’audience se manifester. C’est ainsi que sur Living Dead Girl, plusieurs créatures siliconées vont exhiber fièrement leurs œuvres chirurgicales à la foule. Effet garanti. Le groupe axe sa prestation principalement sur le premier album solo de Rob Zombie « Hellbilly Deluxe » mais n’oublie pas d’interpreter 2 titres de son dernier album en date avec Demon Speeding et Never Gonna Stop. Avant d’entamer le classique de White Zombie : More Human Than Human, Rob rappelle à la foule qu’il enregistre un live en ce moment et qu’il attend une grosse participation du public, qu’il espère encore meilleure que celle que Jacksonville lui a réservé la veille. Jacksonville étant une ville du nord de la Floride apparemment haïe par West Palm Beach, la réaction qui suit est prévisible : tout le monde hue un bon coup pour laisser place à l’hystérie.
Rob Zombie, dont le chant est parfois approximatif en concert, n’a même plus à se fatiguer tant le public lui facilite la tache. Dragula maintiendra la tension et le groupe quitte la scène. Zombie et ses amis reviennent vite en blaguant sur scène. Rob Zombie dont l’entente avec John 5 semble être évidente, fera une sorte de mise à prix bidon pour que le guitariste maquillée joue ce qu’il désire. On commence par une mise à prix à 100 dollars pour Eruption de Van Halen, chose que le guitariste décline, avant de jouer une esquisse de shred de 30 secondes. Rob Zombie désire alors l’interprétation de l’hymne Américain Star Spangled Banner avec les dents à la manière de Jimi Hendrix pour 275 dollars. John 5 semble apprécier le fait que la somme se termine par un 5 et s’exécute. Le groupe finit sa prestation par un grand classique de White Zombie Thunderkiss 65. Voila la messe est dite, ce concert fut mémorable ne serait ce que pour son ambiance survolté et torride. A regretter cependant un son de guitare brouillon. A revoir d’urgence, on espère en Europe.

Setlist Rob Zombie :
01-Superbeast
02-Supercharger Heaven
03-Living Dead Girl
04-Demon Speeding
05-More Human Than Human
06-Demonoid Phenomenom
07-Never Gonna Stop
08-Dragula
Encore :
09-Thunderkiss 65

Fini la seconde scène, direction maintenant sur la véritable enceinte du Sound Advice Amphitheater où In Flames a déjà finit sa prestation pendant que Rob Zombie terminait la sienne. L’endroit est plutôt étrange : les sièges sont couverts et se trouvent directement devant la scène tandis que la pelouse se retrouve derrière les sièges en hauteur heureusement mais non couverte. Niveau ambiance c’est donc le jour et la nuit, tout le monde est assis, et les personnes debout se trouvent plutôt loin de la scène.

Black Label Society après avoir donné le meilleur à Paris en juin va ici livrer le pire. Le fait de passer juste après la ravage Rob Zombie n’est certainement pas étranger à l’ennuie provoqué par la prestation du groupe de Zakk Wylde, mais franchement est ce utile sur un show de 40 minutes de balancer un solo (pendant lequel Zakk jouera dans le public) de guitare de presque 10 minutes sans aucun intérêt ? De plus la setlist est bancale avec des titres qui n’ont rien à faire ici sur une durée de jeu aussi courte, pourquoi jouer Destruction Overdrive ou bien encore Been A Long Time lorsque l’on ne dispose que de 6 titres. Zakk Wylde rendra hommage à la nouvelle Orléans sur Suicide Messiah et rendra ensuite hommage aux troupes Américaines parties en Iraq sur Fire It Up. Le concert sans saveur se finira sur Stillborn. A oublier. Etonnant après une telle prestation parisienne, à moins que le groupe ait tout donné ce soir là car il enregistrait un DVD.
Setlist Black Label Society :
01-Stoned and Drunk
02-Destruction Overdrive
03-Been A Long Time
04-Suicide Messiah
05-Fire It Up
06-Solo Zakk Wylde
07-Stillborn

On passe maintenant à Shadows Fall dont la prestation relèvera un petit peu le niveau sans toutefois atteindre des sommets. Le groupe débute son show par les titres les plus rentre dedans de son dernier album « The War Within » avec Enlightened By The Cold, The Power Of I & I et The Light That Blind. Mais très vite la prestation du groupe se mord la queue, un peu comme sur album Shadows Fall a du mal à tenir l’attention sur la durée et devient vite répétitif. De plus devant une audience amorphe, le groupe perd un peu sa raison d’être et sa place aurait été bien plus judicieuse sur la seconde scène. Le groupe termine sa prestation par les 2 titres les plus mélodiques de son dernier album Inspiration On Demand et What Drives The Weak. Prestation en demi teinte donc, mais relativement imputable à la position du groupe sur l’affiche.
Mudvayne suit, et d’entrée à en voir de quelle façon le sound advice amphitheater s’est rempli, on constate aisément la différence de popularité dont le groupe jouit en Amérique. Ici les singles du groupe sont repris en cœur à gorges déployées par le public. Conformément à son habitude Mudvayne démarre son show tel un diesel en enchaînant des versions étrangement ralenties de Determined et Silenced. Chad Gray, vêtu d’un t-shirt représentant la fleur de Lys, symbole de la Nouvelle Orléans entre autre, ne sera pas en grande forme vocale ce soir mais qu’importe le groupe à partir de -1 et Death Blooms rentre bien dans son show. Le nouveau single du groupe Forget To Remember fonctionne bien en concert et la section rythmique du groupe s’éclate toujours autant.
La fin du set voit une étrange bataille entre la section pelouse et la section siège, qui ne cessent de s’envoyer des mottes de pelouse à la figure. Difficile d’en établir la cause, mais cela distraira un poil le public qui regardera autant cette bataille impressionnante que le concert. Heureusement par une suite de single en fin de set Mudvayne remet l’attention sur lui et on constate avec étonnement que le public semble connaître toutes les paroles par cœur. Happy ?, World So Cold et Not Falling prennent de ce côté de l‘atlantique une toute autre dimension avec ce public qui pousse le groupe. Mudvayne finit son concert avec Dig et repart en ayant rempli sa mission, en s’attirant les premières faveurs du public de la scène principale et en ayant convaincu tout le monde.
Setlist Mudvayne :
01-Determined
02-Silenced
03-Negative 1
04-Death Bloom
05-Forget To Remember
06-IMN
07-Happy ?
08-World So Cold
09-Not Falling
10-Dig
Du metal contemporain de Mudvayne, on passe au traditionnel hard rock de Velvet Revolver qui va jouir d’un son tout simplement parfait. Avec une setlist similaire à celle pratiquée sur les festivals Européens cet été, le groupe va mettre tout le monde d’accord et reproduire l’hystérie de la prestation de Rob Zombie, mais cette fois avec plus de public. A chaque intervention de Slash en solo, une ovation a lieu, la gestuelle de Scott Weiland déchaîne la gente féminine et cerise sur le gâteau ce dernier sera ce soir très en voie. L’absence de Matt Sorum à la batterie ne se fera pas sentir tant son remplacent Matt Schulman assure comme un chef. D’habitude lorsque le groupe pioche dans le répertoire de Stone Temple Pilot, nous avons droit à Sex Type Thing ou bien Crackerman. On reste toujours dans l’album « Core » mais cette fois ci c’est Dead & Bloated qui sera interprété et qui sera accueilli comme un grand classique à en juger la participation de la foule.
Histoire de rester dans l’hymne, le groupe balance à la suite sa ballade Falling Into Pieces reprise en cœur par une horde de groupies et permettant à Slash de pouvoir faire le poser et avec Scott Weiland il y a de la concurrence dans la matière. La fin du show devient archi intense avec une version de Set Me Free rallongée voyant Slash et Dave Kushner s’adonner à des duels de solo de guitare. Pour chipoter, Duff McKagan sera peut être un peu plus en retrait que d’habitude. La prestation du groupe s’achève avec Slither et Velvet Revolver a tout simplement donné la meilleure prestation scénique du festival. Vous remarquerez l’absence du mot Guns N’ Roses dans cette chronique, normal car le groupe n’a pas joué un titre des GN’R ce soir là. Dommage car on imagine facilement la réaction que le public aurait eu à l’écoute de It’s So Easy, par exemple, mais le concert du groupe n’aura pas souffert de cette absence.
Setlist Velvet Revolver :
01-Suckertrain Blues
02-Do It For The Kids
03-Headspace
04-Superhuman
05-Dead & Bloated (STP cover)
06-Fall To Pieces
07-Dirty Little Things
08-Big Machine
09-Set Me Free
10-Slither
La tête d’affiche Black Sabbath s’apprête donc à clôturer ce dernier concert de la 10 ème édition de l’Ozzfest. Derrière un rideau Ozzy commence déjà à chauffer la foule avec ces traditionnels « C’mon », « Louder, I can’t fucking hear you », « Go Crazy »… Le groupe entame sa prestation par N.I.B sur lequel Ozzy va faire froid dans le dos par un gros déraillement vocal. Nous en sommes qu’au premier titre et la voix d’Ozzy semble déjà avoir tout donner. Ce dernier n’en a cure et déclare que le docteur lui a dit d’annuler cette date mais qu’il lui a dit d’aller se faire foutre. Sur After Forver, Ozzy est encore à la peine, il tousse, boit de l’eau dès qu’il peut mais continue toujours à haranguer la foule en hurlant sans économiser sa voix. Et bien miracle du rock n’roll ou non, les choses iront mieux par la suite. Les 2 splendides titres épiques War Pigs et Dirty Women seront à nouveaux un des meilleurs moments de la prestations du groupe, le premier étant un hymne repris en cœur par le public et le second plus confidentiel étant l’occasion pour Tony Iommi de nous dévoiler toute l’étendue de son talent. Ozzy présente ensuite ses camarades en insistant sur Bill Ward et en se prosternant carrément devant Iommi. Les titres de « Paranoid » comme Fearies Wear Boots, Electric Funeral et Iron Man s’attirent toujours les faveurs du public.
La pluie reviendra pointer le bout de son nez, et collera tout à fait à l’ambiance dégagée par le morceau éponyme Black Sabbath. Le groupe se retire sur Paranoid joué dans une version rallongée et reviendra sur Children Of The Grave. Si Velvet Revolver est indéniablement plus véloce point de vue prestation scénique, Black Sabbath a l’avantage de posséder tout simplement de meilleures compositions, ce qui met les 2 groupes à égalité. L’ambiance durant le concert sera énorme, un peu à l’image de celle que l’on peut voir dans les concert d’Iron Maiden en Europe. Et que dire de l’attitude d’Ozzy, si ce n’est qu’elle force le respect. Certes la voix du bonhomme est au plus bas, il fait sourire lorsqu’il court aller chercher ses fameux sauts d’eau pour arroser perpétuellement les mêmes cibles dans la foule, mais jamais le chanteur ne se sera démonté, haranguant la foule sans cesse et sans s’économiser. On peut reprocher la courte prestation du groupe qui devrait tout de même jouer plus de 70 minutes, mais avec un Ozzy à la voix cassée difficile de faire autrement.
Setlist Black Sabbath :
01-N.I.B
02-After Forever
03-War Pigs
04-Dirty Women
05-Fearies Wear Boots
06-Medley : Symptom Of The Universe/Sweet Leaf
07-Electric Funereral
08-Iron Man
09-Black Sabbath
10-Sabbath Bloody Sabbath intro/Paranoid
Encore :
11-Sleeping Village intro/Children Of The Grave

 

*Les photos de Black Sabbath et Arch Enemy ne proviennent pas du concert de West Palm Beach