ACCUEIL
NEWS
INTERVIEWS
LIVE REPORT
CD REVIEWS
CONCERTS
FESTIVALS
BOUTIQUE
LIENS
E-MAIL

 

PORCUPINE TREE

ANATHEMA

30 Avril 2005

Elysée Montmartre - Paris

Bien belle affiche que celle proposée par la tournée de Porcupine Tree en promotion de son nouvel et excellent album « Deadwing ». En effet la première partie fut assurée pendant toute cette tournée par le groupe Anathema qui, malgré le fait qu’il soit en promotion d’un DVD quasiment introuvable pour les fans car n’ayant pas de maison de disques, a tout sauf des allures de première partie justement. En ce 30 avril à Paris, un Elysée Montmartre plein à craqué et d’une chaleur « bataclanesque » accueille donc la dernière date commune des 2 groupes. C’est à 19h00 pétante qu’Anathema investit la scène sous l’ovation des fans présent et au courant du fait que l’horaire marqué sur le ticket (ndlr : 19h30) est faux. Fait assez honteux, de multiples fans arriveront pour le dernier quart d’heure du groupe, induit en erreur par l’horaire du ticket et signalons le tout de même cela commence à être une mauvaise habitude à l’Elysée Montmartre.
Le groupe va délivrer ce soir une prestation axée uniquement sur les albums « A Natural Disaster », « Alternative 4 » et « A Fine Day To Exit » avec une envie de jouer et une émotion palpable. Le tout commence donc avec Release extrait de « A Fine Day To Exit » suivi de près Balance et Closer qui posent très vite une ambiance de communion dans l’Elysée Montmartre si bien que l’on a l’impression qu’Anathema est la tête d’affiche. Le groupe d’humeur plutôt jovial ce soir fait un passage sur l’excellent « Alternative 4 » avec tout d’abord Lost Control ou Vincent Cavanagh émeut encore un peu plus la foule de sa splendide voix, et ensuite le groupe exécute un Fragile Dreams qui fait plaisir.
Fin de l’incartade « Alternative 4 » et le groupe revient donc sur l’album « A Natural Disaster » avec le splendide titre éponyme ou la voix de la chanteuse et celle de Vincent Cavanagh font jeu égal pour notre plus grand plaisir. Frissons dans le dos garantis. Le non moins envoûtant Flying vient derrière puis le groupe finit son court set (45 minutes) par une reprise du groupe dont l’empreinte est la plus flagrante chez lui : Pink Floyd avec Confortably Numb. La messe est dite, Anathema mérite d’avoir une meilleure situation que celle qui est la sienne actuellement, et mériterait bien de faire l’Elysée Montmartre en tête d’affiche.
Passons maintenant à Porcupine Tree qui a la lourde tache de passer après un Anathema très en forme. Petite inquiétude dans l’après midi à la vue d’un Steven Wilson malade, ayant du mal à enchaîner plus de 3 phrases sans tousser. Et bien le moins que l’on puisse dire c’est que cela ne se sera pas vu tout au long du concert (à part peut être sur Shallow), Wilson ne toussant plus et chantant très bien (bien aidé par une grosse reverb tout de même). Le groupe joue toujours avec un écran diffusant des images collant plus ou moins avec la musique du groupe mais là où on voyait que ce dernier à la Maroquinerie en 2003, il passe plus inaperçu dans l’Elysée Montmartre. Cela fait vraiment plaisir de constater que le groupe passe d’une Maroquinerie et un Trabendo en 2003 pour jouer à guichet fermé dans une salle comme l’Elysée Montmartre.
Le groupe débarque sur le titre éponyme qui ouvre l’album « Deadwing » qui sera naturellement bien représenté ce soir avec pas moins de 6 extraits. Sur Deadwing, Steven Wilson arrive d’ailleurs plutôt bien à reproduire les mots chantés par Mike Akerfeldt d’Opeth, mais surtout il arrive à presque reproduire le solo d’Adrian Belew qui a pourtant un style très caractéristique et assez inimitable. « In Absentia », l’album du groupe sera représenté par 3 titres (qui recevront d’ailleurs le meilleur accueil de la part du public) dont Sound Of Muzak qui poursuit le show avant que Steven Wilson annonce que le groupe va jouer pas mal de nouvelles chansons. C’est donc en toute logique que le premier single de « Deadwing », Lazarus débarque suivi de Halo.
Ensuite le groupe poursuit le concert avec un titre extrait de « Stupid Dream », pas interprété sur les derniers passages parisiens, et c’est donc avec plaisir que l’on retrouve A Smart Kid émouvant et au solo de guitare toujours aussi poignant. Nous arrivons ensuite à ce qui va constituer le moment fort du show. Porcupine Tree joue Hatesong, titre toujours diablement efficace en concert, transcendé par les parties de guitare supplémentaires à son penchant studio ainsi qu’à son espace d’improvisation laissé au superbe batteur qu’est Gavin Harrison. Ce dernier conjugué au jeu et au feeling parfait de Colin Edwin (pas très à l’aise sur les parties au mediator cela dit) représente vraiment un des atouts majeurs du groupe.
A la fin de ce titre le groupe enfonce le clou avec ce qui représente sans aucun doute le meilleur de son dernier rejeton « Deadwing », le titre progressif à souhait Arriving Somewhere But Not Here sur lequel John Wesley joue les parties de guitare que Mike Akerfeldt joue sur album. Le groupe ressort bientôt l’album « Up The Dowstairs » et c’est donc l’occasion de jouer le magnifique Fadeaway chanté par John Wesley tout comme à la Maroquinerie en 2003. Forcement après cette triplette de folie et avec le fait que la chaleur ne cesse plus de monter les nouveaux titres Shallow et Start Of Something Beautiful passent plus difficilement le test de la scène, surtout pour le second.
Mais une fois que l’on entend les premières notes de Blackest Eyes , titre qui ouvre l’album « In Absentia », l’hystérie revient dans la salle et Steven Wilson qui se lâche un peu, pète carrément une corde sur l’intro. Ce titre semble être vraiment celui qui recueille le plus de suffrage de la part du public et là encore le groupe enfonce le clou avec une autre tuerie introductive d’un album : le Even Less qui ouvre « Stupid Dream ». Le groupe se retire et revient très vite avec la ballade Shesmovedon extraite de l’album « Lightbulb Sun ». Trains suit ensuite avec une belle participation du public pour ce titre splendide que Steven Wilson a toujours autant de mal à rendre efficace en live au niveau du refrain.
Au final un super concert une nouvelle fois de la part de l’arbre à porc-épic, avec un rappel tout de même discutable, il aurait en effet été plus judicieux d’inclure des titres comme Shesmovedon et Trains au milieu du set plutôt que de finir le concert avec. On peut également chipoter sur l’absence totale de titres issus des albums « The Sky Moves Sideways » et « Signify » mais globalement Porcupine Tree reste ce qu’il est : une valeur sure qui fait passer à son audience un concert magique à chaque fois.

Setlist Anathema :
01-Release
02-Balance
03-Closer
04-Lost Control
05-Fragile Dreams
06-Natural Disaster
07-Flying
08-Confortably Numb (Pink Floyd cover)
Setlist Porcupine Tree :
01-Deadwing
02-Sound Of Muzak
03-Lazarus
04-Halo
05-A Smart Kid
06-Hatesong
07-Arriving Somewhere But Not Here
08-Fadeaway
09-Shallow
10-Start Of Something Beautiful
11-Blackest Eyes
12-Even Less

Encore :
13-Shesmovedon
14-Trains