ACCUEIL
NEWS
INTERVIEWS
LIVE REPORT
CD REVIEWS
CONCERTS
FESTIVALS
BOUTIQUE
LIENS
E-MAIL

 

TESTAMENT

SUSPIRIA

DEMOLITION

DIVINE EMPIRE

09 Mai 2005

La Locomotive - Paris

En ce moment la mode est aux réunions. Celle qui a marquée l’année 2004 fut indiscutablement celle de Judas Priest. En 2005, déjà plusieurs réunions pointent le bout de leurs nez avec celles de Motley Crue, Gorefest, Anthrax et Testament notamment. Si celle d’Anthrax, par exemple, est plutôt suspecte car on ne sait pas très bien si le groupe se donne juste un petit peu de plaisir éphémère avant de retrouver son line up récent ou bien si il compte faire un peu de sous et rester sous cette formation, celle de Testament quant à elle est très claire. Juste une dizaine de dates avec le line up d’origine (épaulé par l’excellent John Tempesta arrivé plus tardivement dans le groupe et qui partage donc son temps de jeu avec Louis Clemente) et puis basta. Nous avons donc droit à Chuck Billy au chant et Eric Peterson à la guitare, qui étaient tous 2 encore dans le groupe, épaulé par Louis Clemente et John Tempesta à la batterie, Greg Christian à la basse et l’indispensable Alex Skolnick à la guitare.
Passons vite sur les hors d’œuvre de ce soir qui avaient un goût assez fade. Tout d’abord ce sont les death metalleux de Divine Empire qui investissent la scène, si le trio envoie bien la sauce, la musique du groupe reste relativement convenue et le son abominable n’aide pas. Même constat pour Demolition dans un autre genre, davantage thrash old school. Le groupe Suspiria rentre ensuite en scène, et là les choses s’améliorent quand même. Le son déjà devient plutôt bon, malgré une des 2 guitares que l’on entend peu. Le bassiste fait le poseur mais joue plutôt bien, le groupe délivre une prestation très carrée, d’un bon niveau avec toutefois quelques faiblesses vocales. Le groupe pratique un metal tantôt mélodique, tantôt death, tantôt thrash et convainc visiblement ses fans.
Mais passons au plat de résistance, le groupe que le peu de gens présent ce soir sont venus voir : le retour de l’ancien Testament. C’est John Tempesta qui apparaît derrière les fûts pour le debut du set, en trombe le groupe balance un The Preacher qui donne tout de suite le ton : le groupe va en découdre facilement et en se faisant plaisir en plus. Tempesta maltraite ses fûts avec la puissance qui est la sienne, Chuck Billy arbore toujours un large sourire tout en assurant au chant avec brio (bien aidé par une bonne reverb tout de même). Eric Peterson et Greg Christian assurent également mais celui qui attire tous les regards et le virtuose Alex Skolnick dont chaque intervention sera une incitation à l’ovation du public. Au bout de quelques titres on oublie déjà le concert en demi teinte de l’an passé au fury fest. Malgré un line up de rêve en 2004 composé de Paul Bostaph, Steve Di Giorgio et Mike Chlasciak, le groupe avait déçu par un nombre de pains trop importants de la part de Bostaph et par un son horrible. Aujourd’hui le son est bon et le groupe 10 fois plus en place. La setlist évidemment se compose uniquement de titres extraits des 6 premiers albums du groupe. Into The Pit fait bien sur toujours son effet dans la fosse, qui est ce soir très bon enfant avec une bonne humeur omniprésente et contagieuse.
Après Trial By Fire, John Tempesta se retire et soyons clair cela ne ravit pas votre serviteur très fan du bonhomme. Surtout lorsque qu’un Louis Clemente beaucoup moins incisif pointe le bout de son nez, mais bon après tout le batteur originel c’est lui donc il est logique qu’il ait sa place dans cette seconde partie de set derrière les fûts. Le coup d’envoie de la seconde partie du set se fait donc par le fédérateur Practice What You Preach. Le groupe se retire après un Over The Wall déchaîné, puis revient avec un titre de son premier album Raging Waters, avant de clore une bonne fois pour toute la messe par l’incontournable Disciples Of The Watch. Seul petit hic, seulement une heure de jeu ! Un petit goût de trop peu, mais en fait le groupe n’a pas eu le temps de mettre en place un set plus long pour sa tournée, dommage. Cela dit tout le monde repart chez soi avec le sentiment d’avoir assisté à un concert unique, avec un parfum de nostalgie pas désagréable, et il fallait bien voir ce line-up au moins une fois dans sa vie, voir l’ancien Testament ce qui ne devait pas avoir été le cas de tout le monde dans la salle. Maintenant place au nouveau Testament qui ferait bien de donner suite à l’album « The Gathering ».

Setlist Testament :
01-The Preacher*
02-The New Order*
03-The Haunting*
04-Electric Crown*
05-Sins Of Omission*
06-Souls Of Black*
07-Into The Pit*
08-Trial By Fire*
09-Practice What You Preach**
10-Let Go Of My World**
11-The Legacy**
12-Over The Wall**

Encore :
13-Raging Waters**
14-Disciples Of The Watch**

* Titres joués avec John Tempesta
** Titres joués avec Louis Clemente